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Critiques Séries : Black-ish. Saison 2. Episodes 18 et 19.

7 Août 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Blackish

Critiques Séries : Black-ish. Saison 2. Episodes 18 et 19.

Black-ish // Saison 2. Episodes 18 et 19. Black Nanny / The Leftovers.


Quand Black-ish est dans une bonne lancée, globalement je reste assez fasciné par la façon dont le tout semble fonctionner sans trop d’accrocs. Pourtant, je ne m’y attendais pas nécessairement au premier abord. J’ai toujours un peu d’appréhension quand je regarde un épisode de Black-ish. Pourtant, avec les deux épisodes précédents ne devrait pas être surpris que la qualité soit au rendez-vous. « Black Nanny » c’est l’épisode qui nous parle du besoin de trouver une nounou. Car oui, cela arrive dans toutes les familles de classe moyenne, on a besoin d’une nounou et surtout les moyens de s’en offrir une. Du coup, Dre et Bow sont tellement occupés avec leurs 4 enfants qu’ils ont besoin d’un peu d’aide et ils vont tenter d’en trouver. Le but de cet épisode est encore une fois de prendre un sujet familial comme un autre et tenter de raconter quelque chose tout autant de ça. Je ne m’attendais pas nécessairement à ce qu’un épisode de ce genre là puisse être aussi plaisant mais c’est efficace et drôle de surcroit. Peut-être car justement, dans les parages il y a tout ce qu’il faut pour un bon épisode de cette comédie. Pour rester fidèle à elle-même, Black-ish tente de parler du problème de trouver une nounou… afro-américaine.

Car depuis le début, Dre parle de la culture afro-américaine comme quelque chose qu’il doit absolument promouvoir à sa façon. La réflexion est toujours intelligente et la conclusion derrière l’est tout autant car il y a une vraie notion d’égalité qui permet aussi à mon sens de faire évoluer des mentalités qui seraient parfois peut-être encore récalcitrantes (un peu comme avec les sino-américains dans Fresh Off the Boat. En termes de diversité et de réflexion de la diversité, je trouve que Black-ish parvient à faire quelque chose d’assez étonnant. Cet épisode n’échoue jamais à nous faire passer un agréable moment. C’est agréable en plus de ça de voir Anthony Anderson joue un rôle un peu différent dans un épisode qui le lui permet alors qu’au premier abord, ce n’était pas forcément donné. Il n’y a en plus de ça pas besoin dans cet épisode de faire dans le too-much, ce qui permet de délivrer un épisode un peu plus calme qu’à l’accoutumé. Après tout, on est habitué par cette série à des trucs parfois un peu too-much. Toutes les intrigues de l’épisode situent très bien l’intrigue de celui-ci et permettent aussi de donner un vrai élan créatif à plus ou moins toute la saison. On sent que Black-ish continue de tacler des sujets à sa manière, en prenant soin de garder à l’esprit qu’il doit aussi y avoir une petite morale familiale bienveillante derrière.

Sans qu’elle ne soit ridicule. Car tout ce que Dre apprend dans cette série (et accessoirement la famille Johnson quand cette dernière est à remettre en cause), est intéressant, même pour le téléspectateur. Car j’ai en plus de ça appris des trucs sur la culture afro-américaine au fil des épisodes, une culture que je ne peux pas nécessairement connaître. Avec « The Leftovers », toute la famille Johnson se retrouve plus ou moins sous le coup de révélations assez sérieuses mais encore une fois, Black-ish jongle entre sa façon d’être drôle et aussi d’être assez touchante pour un résultat exaltant. On n’avait pas forcément besoin de beaucoup plus de toute façon. Bien entendu, Black-ish n’a pas forcément de solution pour tout ce qu’elle tente d’introduire (les problèmes d’argent de la famille n’ont jamais vraiment été réglés alors que la collection de chaussures de Dre continue de grandir… parlez de priorités dans la famille Johnson !). Cet épisode a donc pas mal de bons moments qui utilisent les personnages intelligemment sans en faire des caisses non plus. Dre n’aime pas les parents de Bow et Bow n’aime pas les parents de Dre, ce qui fait forcément office de réussite avant même de commencer.

Il n’y a rien de neuf là dedans et pourtant, dans l’intrigue de cet épisode, Black-ish parvient à faire grandir de façon assez sympathique le conflit intérieur qu’il y a derrière (ou pourrait y avoir derrière). C’est aussi une bonne idée que de continuer à utiliser la rivalité entre Bow et Ruby alors que dans un sens ces deux femmes se querellent vraiment pour des conneries. En somme, ce second épisode reprend des éléments narratifs propres à Black-ish que l’on a déjà vu par le passé mais sous couvert d’une intrigue un peu différente, on nous le vend comme quelque chose de neuf et cela fonctionne. Faire du neuf avec du (bon) vieux c’est le lot de toutes les séries qui tentent de durer et je trouve que Black-ish a ici l’astuce pour ne pas apparaître ridicule ou ennuyeuse.  

Note : 7/10. En bref, parfois il n’y a pas besoin de grand chose.

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