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Critiques Séries : Chesapeake Shores. Saison 1. Pilot.

21 Août 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Chesapeake Shores

Critiques Séries : Chesapeake Shores. Saison 1. Pilot.

Chesapeake Shores // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Pourquoi changer une formule qui gagne ? Hallmark Channel, connue pour être la chaîne qui fournie les téléfilms de l’après-midi de TF1 et M6, continue de se lancer dans l’aventure des séries. Après When Calls the Heart, Cedar Cove ou encore Good Witch, la chaîne poursuit son aventure avec Chesapeake Shores. On tente d nous vendre une belle histoire d’amour entre Abby Winters et Trace Riley. Les deux se trouvent bien et la série étale alors tous les poncifs du genre sur un plateau d’argent. Sauf que tout cela est tellement idyllique et surréaliste à la fois qu’il est difficile de croire en la vie de cette petite ville des Etats-Unis. La chaîne veut nous vendre des histoires d’amour de rêve qui se déroulent dans des petites villes paradisiaques où tout le monde semble avoir de l’argent et aucun problème. Bien entendu, il y a toujours de quoi créer des rebondissements comme tout bon soap très romancé mais ce sont avant tout des séries et téléfilms carte postale. Il y a toujours un point d’eau à côté, tout le monde se connait et connaît les secrets de l’autre. Chesapeake Shores est l’adaptation d’une série de livres de Sherryl Woods du même nom et l’adaptation a beau se faire depuis un différent auteur, on retrouve presque tout ce qui faisait (le charme ?) de Cedar Cove.

Abby O'Brien est une femme de pouvoir divorcée, mère de deux jumelles, entièrement dévouée à sa carrière. Elle laisse New York derrière elle pour rendre visite à sa famille dans sa ville natale de Chesapeake Shores. La jeune femme réalise durant son séjour que sa carrière occupe une place trop importante dans sa vie et envisage de déménager de façon permanente dans la bourgade dont elle est originaire.

Qu’on se le dise, Chesapeake Shores n’est pas spécialement ma tasse de thé. J’ai parfois un peu trop abusé des téléfilms de l’après-midi quand j’étais plus jeune et je pense désormais connaître toutes les histoires possibles et imaginables que l’on peut voir dans ce genre de séries. Il n’y a rien d’original et même le casting n’a rien de vraiment sensationnel. On retrouve en guise d’héroïne Meghan Ory (vu dans Once Upon a Time) et Jesse Metcalfe (qui aurait mieux fait de vouloir rester dans Dallas, ce qui aurait peut-être motivé un renouvellement). Les deux vont très bien ensemble. Ils ne sont pas exceptionnels mais entrent parfaitement dans le moule que Hallmark Channel a construit pour eux avec cette série. La série se concentre par la suite sur le microcosme familial de chacun des points de vue, afin de nous dire pourquoi la vie d’Abby ne pouvait pas aller mieux qu’à Chesapeake Shores. Elle ne peut pas revenir à New York, ce n’est pas possible mais là où Hart of Dixie avait réussi à raconter une belle histoire d’amour avec de la légèreté et de l’humour sur un modèle assez proche, Chesapeake Shores reste un peu trop engoncée dans les vieux draps que l’on a déjà utilisé des centaines de fois auparavant. Cela manque d’un esprit un peu plus jeune malgré le casting qui aurait justement pu avoir ce rôle là.

Nancey Silvers (Trop jeune pour être mère, Conséquences) est une habituée des téléfilms romancés brandés Lifetime Movie Network ou encore Hallmark Channel. C’est ce qui lui permet de donner à Chesapeake Shores toutes les clés que l’on connaît déjà. Par moment, durant ces 1h20 on s’ennuie et à d’autres moments la série est honorable. Elle saura en tout cas séduire le public qui est visé et ce n’est pas moi. J’avais presque l’espoir de trouver ici quelque chose de charmant et un peu neuf mais en sortant son vieux service, la série n’a pas su faire évoluer la mécanique usée de ce genre d’histoires.

Note : 4.5/10. En bref, c’est honorable et cela saura séduire le public visé. Cependant, je ne suis pas le public visé et je n’ai pas été touché par cette aventure qui ressemble trop à ce que j’ai déjà vu des dizaines de fois en mieux, ailleurs.

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