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Critiques Séries : Hell on Wheels. Saison 5. Partie 2. BILAN.

10 Août 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Hell on Wheels

Critiques Séries : Hell on Wheels. Saison 5. Partie 2. BILAN.

Hell on Wheels // Saison 5. Episodes 8 à 14.
BILAN (SERIES FINALE)


Je pense que d’une certaine façon, Hell on Wheels va me manquer. C’était une série différente de toutes les autres et qui en plus de ça racontait une histoire passionnante sur fond de construction des rails de l’ouest américain. Les blessures du passé ne se soignent pas facilement. Quand AMC a annoncé que la saison 5 de Hell on Wheels serait divisée en deux parties et qu’elle serait la dernière de la série, je dois avouer que je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Au fil des années, la série a énormément changé et cela se ressent d’autant plus dans l’épisode 5.08 qui nous laisse avec Cullen et The Swede alors que le premier emmène le second se faire pendre. La série a toujours démontré qu’elle était très graphique dans sa façon de dépeindre l’horreur de ce qui se passait lors de cette construction. Cependant, ce qui m’a le plus plu dans le premier épisode (et accessoirement le 5.09) c’est le fait que Hell on Wheels ne cherche pas à reprendre tout comme si c’était trop facile. La série reprend alors l’histoire intelligemment avec deux personnages emblématiques. Cullen est à bout de force, The Swede aussi. Quand ce dernier se fait pendre (et la scène de pendaison est elle aussi assez choc) alors Hell on Wheels prouve encore une fois à quel point elle se veut réaliste sur ce qui se déroulait à cette époque là.

Au fil des épisodes, il y a tout un tas de séquences intéressantes, mises en scène de façon intelligente. A commencer par Cullen. Ce dernier est au fond du trou jusqu’à la fin de la saison mais c’est aussi pour cela que j’aime beaucoup ce personnage. Anson Mount délivre ici la meilleure prestation de sa carrière (et dans Hell on Wheels). Cette saison est la sienne, celle qui va lui permettre d’atteindre une certaine forme d’eldorado. Il faut bien avouer que Cullen est un personnage complexe et que cette seconde partie de saison compte bien le démontrer avec beaucoup d’intelligence. Une fois les problèmes mis de côté, Cullen peut retrouver un peu de tendresse dans les bras d’une femme. Le sexe dans Hell on Wheels a toujours été très tendre, très différent de ce que l’on peut voir ou imaginer dans ce genre de série. Cullen respecte les femmes et c’est là le message différent de l’époque dépeinte où la femme était plutôt celle qui lave le linge et fait la cuisine que celle avec qui l’homme est tendre. Certes, Hell on Wheels a aussi des personnages féminins forts comme Eva ou encore Louise Ellison, mais au delà de ça, j’aime beaucoup la façon dont chacun se fait une place au fil des épisodes. Toute l’aventure « chinoise » de Hell on Wheels dans cette saison 5 aurait pu être un raté complet.

L’intérêt ici est de montrer un tout autre point de vue de la construction de ces rails et des conséquences que cela a pu avoir aussi. Jusqu’au bout, Hell on Wheels portera bien son nom. La construction (ou plutôt la fin de la construction) des rails va donner des sueurs à notre héros jusqu’à son dernier coup de massue pour enclencher les derniers rails. Hell on Wheels était un western intelligent qui sortait des sentiers battus. Sans vouloir être une série moderne (sauf peut-être pour la façon dont la femme est dépeinte ici en 1865), le ton aura été résolument intelligent jusqu’au bout. Si au premier abord Hell on Wheels était une histoire de vengeance, la série a rapidement évolué et s’est donné d’autres buts tout aussi passionnants que la quête de Cullen. Certes, il aura plusieurs vengeances à assouvir au fil des années avec les morts qui vont s’empiler dans son entourage. Le Doc a côté n’a plus l’attrait des débuts. Ce dernier est devenu un personnage secondaire qui n’est plus là que pour justifier la construction de ces rails et surtout pour être l’homme derrière la ligne de chemin de fer. Après tout, c’est un personnage qui a été présenté de façon tellement différente au fil des années : un prêt à tout, un ami, un mauvais, etc. mais quand on retrouve Doc et Cullen dans une scène à fumer des cigares dans le dernier épisode de la série, on comprend que finalement la trêve est là.

Ce n’est donc pas vraiment un pourri (mais ça on l’a appris au fil des épisodes), c’est juste quelqu’un qui rêve et qui cherche à réaliser son rêve. Il fallait bien que le parcours soit semé d’embuche car c’est comme ça que Hell on Wheels fonctionne. L’enfer sur rails ne serait pas l’enfer sans quelques problèmes sur le chemin. La seconde partie de la saison débute de façon très émotionnelle. Que cela soit avec la mort de The Swede mais aussi avec l’état de santé de Cullen. Le procès de Durant à la fin de la série est une occasion de conclure une autre partie de l’histoire. Cullen défend Durant, car il sait pertinemment que les méchants dans toute cette histoire ce n’est pas Durant. Sans ce dernier, sans ce visionnaire qui a rêvé, les rails ne seraient pas construits et il a bien raison. Les autres personnages comme Eva ont un peu de mal par moment à se faire une place. J’aime bien Eva mais je trouve que la série ne sait pas vraiment quoi faire d’elle et c’est bien dommage. Je pourrais dire la même chose de Mickey McGinnes ou même de Psalms. Ce ne sont pas les meilleurs personnages de Hell on Wheels, mais le problème vient surtout du fait Hell on Wheels ne sait pas trop sur quel pied danser et c’est bien là le problème. Finalement, la saison 5 de Hell on Wheels s’achève avec intelligente. Malgré quelques errances et certains épisodes un peu plus ennuyeux, la ligne de conduite reste droite.

Note : 6.5/10. En bref, une belle fin de série pour une série qui au premier abord ne payait pas de mine mais qui a su gagner son statut au fil des années.

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