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Critiques Séries : Outcast. Saison 1. Episodes 8, 9 et 10.

16 Août 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Outcast

Critiques Séries : Outcast. Saison 1. Episodes 8, 9 et 10.

Outcast // Saison 1. Episodes 8, 9 et 10. What Lurks Within / Close to Home / This Little Light.
SEASON FINALE


Pas de soucis à se faire au sujet du cliffangher de fin, Cinemax a déjà renouvelé Outcast pour une saison 2 avant même de connaître les audiences (pas terribles d’ailleurs) de la série. Dans ce trio final, les épisodes avancent pas à pas vers la conclusion de la saison et le moins que l’on puisse dire c’est que le tout est fait de façon intelligente. Durant des années, le révérend Anderson s’est retrouvé face à sa foi, remise en question à chaque action. C’est un homme qui a sacrifié sa vie pour vaincre le diable. A la surface, c’est un homme qui met ses démons spirituels de côté dans le but de faire face aux démons dans les autres. Le personnage est vraiment intéressant et la série n’a de cesse d’étudier le personnage de façon assez intelligente, malgré le fait que Kyle Barnes est l’homme qui semble être au centre de cette activité démoniaque. Anderson est donc le personnage le plus intrigant dans la série car il a aussi le plus en jeu. La façon dont Anderson se retrouve à challenger sa propre foi m’intéresse et Outcast a su développer petit à petit un sens narratif qui correspond parfaitement à l’idée que l’on peut se faire d’une telle série. Dans « What Lurks Within », Anderson kidnappe Kat, la femme du chef des pompiers, dans le but que Kyle l’exorcise. Tout cela dans le but de prouver que sa mission n’est pas née dans sa tête et qu’elle existe réellement.

Ce que Anderson n’avait pas anticipé c’est le fait que Lenny n’a pas vraiment envie de soigner sa femme. Il va même expliquer qu’au bout d’un moment, lors de la transition, les choses allaient beaucoup mieux. C’est là le paradoxe aussi du propos de Outcast. Pourquoi soigner quelqu’un si au fond ça lui est bénéfique ? Il parle aussi du fait que les expériences qu’il fait avec sa femme sont désormais beaucoup plus nouvelles et excitantes. En proposant de poser au centre de cet épisode une telle histoire, Outcast parvient à faire quelque chose de véritablement intelligent qui sort un peu du commun. Je ne m’attendais pas du tout à ce que cela se déroule dans ce sens là mais je suis content de voir le résultat qui est réellement à la hauteur. Et les deux épisodes suivants vont le démontrer d’autant plus. Dans « Close to Home », on se rend compte que Outcast a construit quelque chose pour nous emmener vers une fin mystérieuse. Il n’y a pas d’indices et de ce fait tout reste encore très bizarre par moment. Ce mystère s’épaissi sans pour autant prendre l’ampleur qu’il devrait. C’est presque nouveau de voir les choses dans ce sens là d’un point de vue narratif mais cela m’a beaucoup plu. En regardant la série semaines après semaines, on en apprend plus sur les possessions et le côté personnel que cela peut apporter.

C’est une façon comme une autre de nous attacher à la série même si le résultat est un brin décevant par moment. Rome ne peut pas se débarrasser de ses démons et penser qu’il n’y a rien à venir juste après. Kat et Lenny décident de quitter la ville mais sans dire au Chef Giles qu’il ne pourra pas arrêter ce qui arrive. Lenny fait alors référence a ce qui avait été appelé « the merger » dans le pilote de la série. Il y a quelque chose qui fonctionne dans cet épisode, notamment l’impact émotionnel dans la scène finale de « Close to Home », qui apporte un brin plus à la série que bien d’autres moments qui parfois donnent l’impression d’un écran de fumée plus qu’autre chose. Cela ne veut pas dire que je n’aime pas Outcast, bien au contraire, mais que je trouve qu’elle est par moment un peu trop fainéante à mon goût alors qu’elle mériterait de se donner un peu plus au spectateur. « This Little Light » conclut alors une saison parfois un peu étrange et pas toujours brillante en grand festin. C’est tout ce que l’on pouvait attendre de la part de cette série et d’une conclusion intelligente, fun et efficace. C’est ainsi ici un épisode intense et brillant qui remet la série au centre de ce qu’elle a toujours voulu incarner. Outcast est une série sur la possession démontable mais plus que ça, c’est aussi une série sur plusieurs formes de violence et leurs effets.

C’est une série qui prend quelque chose de surnaturel et étrange comme les gens possédés par des démons, dans le but de transformer le tout en quelque chose de réellement terrifiant. L’épisode s’amuse avec le téléspectateur et à faire évoluer ses personnages et l’histoire de façon drastique mais tout est fait de façon intelligente. Il n’y a pas de fautes de goût, que de belles réussites. Finalement, Outcast n’était peut-être pas la brillante série que l’on pouvait espérer au départ mais elle a su, en fin de saison, grandir et permettre à ses personnages de voir plus loin que des cas de la semaine (qui étaient parfois un peu ennuyeux, il faut bien avouer les choses). Le seul truc reste de terminer sur une note positive pour une série d’horreur. C’est presque un peu anti-genre horrifique mais ce n’est pas grave, on va dire qu’il y a encore de belles choses à attendre par la suite.

Note : 6.5/10, 8/10 et 10/10. En bref, fin brillante pour série parfois un peu décevante.

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