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Critiques Séries : The Get Down. Saison 1. Pilot.

21 Août 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Get Down

Critiques Séries : The Get Down. Saison 1. Pilot.

The Get Down // Saison 1. Episode 1. Where There is Ruin, There is Hope For a Treasure (Pilot).


J’ai de l’affection pour Baz Luhrmann. J’ai bien aimé son Gatsby le magnifique (malgré ses défauts), j’aime beaucoup Moulin Rouge et j’ai une certaine affection adolescente pour Roméo + Juliette. C’est suffisant pour dire que j’étais dès le départ prêt pour The Get Down. Il s’est par ailleurs associé à Stephen Adly Gurgis (inconnu au bataillon et pourtant détenteur d’un Pulitzer et connu pour écrire des pièces de théâtre à Broadway) afin de créer ce qui dans ce premier épisode ressemble un peu au naufrage connu par Vinyl (HBO, de Martin Scorsese). Je crois que les deux séries souffrent plus ou moins des mêmes défauts alors qu’elles ont des histoires centrales intéressantes autour de l’industrie musicale des années 70 à New York. The Get Down se concentre sur la montée en puissance du hip-hop et accessoirement du mouvement disco dans un univers afro-américain qui colle parfaitement à l’esprit ce que l’on pouvait attendre de la part de The Get Down. Pourtant, le tout en fonctionne pas vraiment et au bout des une heure vingt minutes de pilote, on se demande si l’on a envie d’aller plus loin. Il y a un problème avec la narration centrale qui fait des détours étranges dans le monde du crime organisé, sortant à de nombreuses reprises la série de son cadre.

South Bronx, une bande hétéroclite d'adolescents perdus et sans avenir qui ne peuvent compter que sur eux-mêmes et n’ont pour seules armes face à la vie que leurs joutes verbales, leurs pas de danse improvisés, et quelques gros feutres et bombes de peinture. Des cités du Bronx aux galeries d’art de SoHo, du CBGBs au Studio 54 en passant par les tours de verre d’un World Trade Center à peine achevé, cette nouvelle jeunesse en perdition va se frayer un chemin dans ce New York au bord de la faillite, donnant naissance au hip-hop, au punk et au disco...

Au fond ce n’est pas bête dans le sens où l’industrie musicale a toujours eu des liens avec des activités criminelles depuis le début de son existence mais dans le cas de The Get Down, on a l’impression que c’est l’histoire centrale de la série durant une bonne partie du pilote. Alors qu’au fond, The Get Down est sensée parler de musique. Par exemple, Ezekiel Figuero, notre jeune héros, connaît les mêmes problèmes que le « héros » de Vinyl dans un registre totalement différent. Bien entendu, nous avons la musique qui permet d’apprécier The Get Down ou en tout cas de vivre l’esprit des clubs que la série nous fait visiter. Baz Luhrmann tente de nous faire vivre ce que c’était que de sortir dans les disco-clubs de l’époque, ce que c’était que d’écouter de la musique à cette époque, etc. Dans le fond, ce n’est pas non plus bête mais comme Vinyl, on a plus l’impression d’enchaîner certains trucs plutôt que de réellement suivre une bonne histoire. Baz Luhrmann sait faire vivre la musique à sa façon. Il y a donc des séquences musicales et dansées qui ravivent une certaine forme d’esprit qui colle parfaitement à ce que l’on pouvait attendre de la part de The Get Down. Je suis cependant partagé entre le fait que la série fonctionne et qu’à d’autres moments rien ne colle réellement.

Je pense notamment à l’anniversaire et au disco-club qui tournent au massacre à mains armées. C’est un moment too-much qui n’était pas nécessaire alors que l’euphorie musicale suffisait amplement. On va dire que Luhrmann est fort heureusement présent afin de donner à la série un air intéressant visuellement. Dès que The Get Down tente le registre émotionnel, tout cela ne fonctionne pas forcément comme l’on aurait pu le souhaiter non plus. Il y a des scènes intéressantes qui sont un peu plus intimistes à mon goût comme dans l’appartement de Shaolin. Le casting sait être fort, très fort, quand il le veut bien ou que le script lui en donne les moyens. Du coup, certaines intrigues ne fonctionnent pas toujours et d’autres, intéressantes, semblent parfois passer un peu trop au second plan. Vinyl et The Get Down, même combat (pour le moment).

Note : 4.5/10. En bref, un pilote qui a ses défauts et qui comme Vinyl pourrait finir en gouffre financier plus qu’autre chose. Certains éléments ont du potentiel, à suivre sur le reste de la saison.

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