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Critiques Séries : Smalltown. Mini-series. BILAN (Irlande).

17 Septembre 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Smalltown

Critiques Séries : Smalltown. Mini-series. BILAN (Irlande).

Smalltown // Mini-series. 3 épisodes.

BILAN


Les irlandais créent eux aussi des séries. Cette fois-ci c’est un drame familial avec ce qu’il faut de séquences parfois étonnantes. J’aime beaucoup la façon dont la série tente de nous parler de cette famille et de la difficulté qu’elle a plus ou moins de s’en sortir. L’introduction reste par moment un peu étrange et bancale par moment mais l’ensemble sait rester suffisamment fort et réaliste. Gerard Barrett s’est trouvé ici une histoire qui vaut la peine et qui met en scène tout un tas de nouveaux talents de la scène irlandaise qui méritent d’être connus. En nous racontant cette historie en trois épisodes et donc en trois points de vue, Smalltown arpente la vie du héros sous trois point de vue totalement différents. On retrouve d’ailleurs au casting de cette série Pat Shortt, qui incarne le père du jeune garçon dans cette série. A certains moments (notamment dans la seconde partie du premier épisode) Smalltown s’avère touchante et véritablement sympathique. Disons qu’elle sort du lot ou qu’en tout cas elle fait des tas de choses différentes. Smalltown a une certaine volonté qui me plaît et qui change un peu de ce que l’on a pour habitude de voir.

L’histoire de Conor, qui a hâte de quitter la maison de campagne de ses parents pour vivre à Londres. Alors que sa mère tombe malade, il doit retourner dans sa ville natale. Il suit alors un chemin difficile pour se ré-adapter à la vie dans sa ville natale et les changements qui ont en lieu durant ton absence.

Smalltown s’attache à certains détails de la vie qui rendent le tout beaucoup plus réaliste. Même si la séquence au bureau quand Conor se fait mousser par son patron est un peu too-much et très mal jouée, j’apprécie l’envie de la série de nous plonger dans cet univers avec des tas de références. On retrouve dans Smalltown une certaine forme de style qui me plaît bien et nous permet de voir les choses autrement. Au premier abord, ce n’était pas vraiment ma tasse de thé. Pourtant, Smalltown colle parfaitement à ce que l’on peut attendre de la part d’une série irlandaise. Vous savez, ces drames qui se déroulent au sein d’un foyer, un peu comme Love/Hate ou encore Rebellion. C’est ce que les irlandais adorent et ils maîtrisent plutôt bien l’ensemble comme l’on peut le juger avec Smalltown. Dès le premier épisode on sait ce que l’on va voir et même si la mise en scène n’est pas toujours égale (ou intéressante) notamment car elle abuse en long et en large de gros plans pas toujours inspirés et légèrement mal cadrés. Cela doit faire partie du folklore local ou je ne sais trop quoi mais franchement j’aurais adoré que Smalltown fasse les choses de façon un brin différente.

Les retrouvailles entre Conor et sa mère dans le premier épisode est l’un des instants les plus terribles. Je ne vais pas m’étaler sur ma vie mais je sais que j’ai connu ça avec un membre de ma famille et forcément la façon dont Smalltown nous plonge là dedans me rappelle ces moments terribles de ma vie. J’ai littéralement fondu en larmes comme une preuve qu’au fond Smalltown avait la capacité de nous émouvoir elle aussi. Il y a des tas de gens talentueux qui travaillent sur cette mini-série et nous sommes loin de ces séries en costume et d’époque qui coûtent une fortune.

Note : 5.5/10. En bref, un drame sans prétentions et assez réaliste qui délivre une chronique de vie sympathique.

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