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Critiques Séries : Wasted. Saison 1. BILAN (UK).

4 Septembre 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Wasted

Critiques Séries : Wasted. Saison 1. BILAN (UK).

Wasted // Saison 1. 6 épisodes.
BILAN


Wasted fait partie de ces séries farfelues sorties de nulle part. Elles ne sont pas forcément exceptionnelles mais elles ont au moins le mérite de tenter quelque chose qui sort un peu du lot. Le fait est que Wasted reste un délire, sous acide, proche de ce que l’on peut probablement attendre de quelqu’un qui a pris un peu trop de drogue. Mais les références sont sympathiques, notamment celle à Ned Starks de Game of Thrones où Sean Bean reprend son rôle de la série de HBO pour les biens d’une parodie détonnante. Au fil des six épisodes, Wasted ne propose pas forcément grand chose de neuf et se contente la plupart du temps de prendre ses idées dans ce qu’elle a déjà présenté au début. Mais sans trop savoir pourquoi, le tout arrive à fonctionner plutôt correctement, sur des bases bancales. Wasted est une série séduisante malgré tout, notamment car elle propose quelque chose que l’on ne voit pas toujours dans le monde des séries. Cette capacité qu’elle a de surprendre de la sorte me plaît, sortant des sentiers battus. Grâce à une idée sympathique, Wasted ne s’en sort donc pas trop mal mais l’un des plus gros problèmes de cette série est qu’elle se fait rapidement cannibaliser par ses propres références. Sean Bean est alors le meilleur atout de Wasted. Dès qu’il n’est pas à l’écran, la série devient un brin plus vide et donc beaucoup moins intéressante.

C’est bien là le problème de Wasted. Elle n’a pas su donner suffisamment de poids à ses personnages principaux. Ils sont sympathiques mais pas suffisamment pour porter autant la série que l’on pourrait probablement le souhaiter. La série tente à de nombreuses reprises d’être Spaced, la série de Simon Pegg, sauf que ce dernier avait su associer plusieurs choses de façon subtile avec un humour décapant. Ici, l’humour n’est pas toujours bon. Je dirais même qu’il est un peu faible par moment, ce qui est légèrement problématique à mon goût. Fort heureusement, Wasted est une série qui a un visuel intéressant, changeant un peu ce que l’on a en apparence. Les réalisateurs savent jouer avec les couleurs, les décors, les mouvements de caméra (zooms, des graphismes de jeu vidéo, etc.). Le mélange des genres visuels est une assez bonne idée finalement. Certaines scènes sont donc inspirées mais dès que le trip redescend c’est comme après avoir pris de la drogue, la chute est toujours la chose la plus terrible. On a alors envie de reprendre un peu de cette drogue et donc de ce délire. Mais Wasted ne pouvait pas se baser uniquement là dessus tant le concept de la série ne le permet pas.

D’un côté, Wasted est capable de faire des tas de choses sympathiques, folles, et d’un autre elle revient aux basiques les moins bons. Les références culturelles sont modernes et collent au public visé par cette série : Google Maps, les applications, Twitter, les emojis, etc. comme j’en parlais déjà avec les deux premiers épisodes. Ces références sont balancées de façon assez intelligente dans le script. Wasted ne cherche donc pas à faire du name-dropping à droite et à gauche afin de se faire mousser par un certain genre de critiques. Non, Wasted a au moins le mérite d’être pour tout cela assez subtile et c’est plutôt pas mal. Si E4 n’a pas encore annoncé le renouvellement de Wasted  pour une saison 2, je suppose que cela se fera probablement. En tout cas, je ne serais pas contre. Wasted n’est donc pas une série parfaite et au bout de six épisodes on ne sait pas vraiment si l’on a envie de revenir pour de nouvelles aventures mais la série a aussi des atouts et un certain charme. Pas seulement pour Sean Bean (qui est l’intérêt principal de la série) mais aussi pour cette volonté de sortir du lot et de nous délivrer quelque chose d’un peu plus délirant et original que ce à quoi l’on est habitué depuis un bon bout de temps désormais.

Note : 6/10. En bref, une petite série qui ne réussit pas toujours tout et se fait souvent voler la vedette par ses propres références.

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