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Critique Ciné : Deepwater (2016)

18 Octobre 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : Deepwater (2016)

Deepwater // De Peter Berg. Avec Mark Wahlberg, Dylan O’Brien et Kate Hudson.


Tout le monde connaît l’histoire de la BP et de la mariée noire la plus importante de toute l’histoire. Matthew Sand (Ninja Assassin) et Matthew Michael Carnahan (World War Z, Jeux de pouvoir) se sont alors associés afin d’adapter l’article de Stephanie Saul et David Rohde au sujet de cette affaire et surtout de ce qui s’est passé en 2010 sur le Deepwater Horizon. Comme n’importe quel film catastrophe, Deepwater abuse de tout un tas de choses : de bons sentiments, de grosses séquences de destruction, etc. et Peter Berg se fait plaisir. On sent que le réalisateur a pris le sujet qui lui était donné à bras le corps. Deepwater prouve aussi que le genre catastrophe n’est pas éteint et qu’il y a encore des tas de choses à faire autour. Aidé par le fait que c’est inspiré d’une histoire vraie, aussi terrible soit-elle, le film montre comment la BP a poussé à créer l’une des catastrophes écologiques les plus importantes de ces dernières années. Mais Peter Berg savait très bien dans quoi il mettait les pieds, lui qui a déjà raconté tout un tas d’histoires avec des grandes scènes d’action.

D’après l’incroyable histoire vraie de la plus grande catastrophe pétrolière de l’histoire.
La plateforme Deepwater Horizon tourne non-stop pour tirer profit des 800 millions de litres de pétrole présents dans les profondeurs du golfe du Mexique. Mike Williams, électricien sur la plateforme et père de famille, connaît les risques de son métier mais fait confiance au professionnalisme de son patron Jimmy Harrell. En revanche, tous se méfient de la société locataire de la plateforme dirigée par Donald Vidrine, qui ne pense qu’à son bénéfice. Lorsque cette société décide contre l’avis des techniciens de la déplacer trop rapidement, il sont loin de se douter que les 5 millions de barils sous leurs pieds sont prêts à exploser... Le seul courage de Mike et ses collègues suffira-t-il à limiter les dégâts et sauver ce qui peut encore l’être ?

Bien entendu, comme tous les films de ce genre là, Deepwater n’est pas finaud. Le film ne cherche pas la finesse et à réellement parler des problèmes de fond. Il se contente donc de montrer en surface à quel point les hommes de la BP sont des pourris et que par souci pour leur argent ils n’ont pas pensé à la sécurité des gens à bord du Deepwater Horizon. Cependant, visuellement le film est irréprochable et nous enferme comme les personnages dans ce piège boueux. Ce n’était pas gagné d’avance d’autant plus que j’ai beau adorer ce genre de film, j’ai tendance à être facilement déçu aussi. Mais le divertissement se fait haletant dès le début (un petit jump scare sur une histoire d’oiseau qui se prend dans les hélices d’un hélicoptère suffit à mettre rapidement le spectateur dans l’ambiance). Si certaines scènes sont impressionnantes (notamment l’explosion), certaines séquences sont tout aussi remarquables et m’ont marqué (comme l’oiseau plein de pétrole qui entre sur le bateau et créé un bordel monstrueux). Qui de mieux pour être héros de cette histoire que Mark Wahlberg. Ce dernier est un habitué du genre et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il s’en sort toujours très bien. Accompagné par Dylan O’Biren (Teen Wolf) dans un rôle assez méconnaissable et Kurt Russell, tout le monde apporte sa petite touche à l’édifice.

Mais celui qui me marquera probablement le plus c’est John Malkovitch. Ce dernier, dans le rôle du vilain de la BP est parfait jusqu’au bout. Deepwater brille également par sa capacité à se rapprocher du docu-fiction. Si Deepwater veut nous en mettre plein la vue quant à l’histoire, elle s’ouvre et se conclut sur ce qui ressemble à une sorte de documentaire. En usant de certains artifices, Deepwater créé le sentiment par moment d’avoir déjà tout vu mais cela fonctionne malgré tout et c’est tout ce qu’on pouvait lui demander.

Note : 7.5/10. En bref, un film catastrophe efficace.

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