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Critique Ciné : USS Indianapolis - Men of Courage (2016)

12 Octobre 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : USS Indianapolis - Men of Courage (2016)

USS Indianapolis : Men of Courage // De Mario Van Peebles. Avec Nicolas Cage, Tom Sizemore et Thomas Jane.


Je pense que la traversée du désert n’est plus très loin pour Nicolas Cage. Je me demande comment on peut passer de l’acteur qu’il était encore au début des années 2000 à celui qu’il est aujourd’hui. Parmi tous les navets dans lesquels il joue il y a quelques bonnes surprises mais globalement rien de bien transcendant et USS Indianapolis ne fait pas exceptionnel. Mario Van Peebles, réalisateur de téléfilms de seconde zone (on lui doit notamment le récent Red Sky avec Cam Gigandet), tente de mettre en scène cette grande épopée qui est inspirée d’une histoire vraie. En effet, le USS Indianapolis a réellement existé et toute l’histoire qui l’entoure en juillet 1945 a également existé elle aussi. Le souci de ce film est avant tout son manque cruel de moyen. Mario Van Peebles n’arrive pas à transformer son film en quelque chose d’épique. On se retrouve alors avec des plans coupés au hachoir, un Nicolas Cage avec des lunettes de soleil durant tout un tas de séquences sur le pont du bateau (en gros plan bien entendu, pour éviter de nous montrer trop l’USS Indianapolis, ce qui est dommage). En évitant à tout prix de nous montrer la grandeur et la splendeur de l’USS Indianapolis, le film échoue à nous intriguer.

Juillet 1945. Le navire USS INDIANAPOLIS, commandé par le Capitaine McVay, avec à son bord 1196 marins, doit livrer des composants de la bombe atomique. Sur le retour, la navire est torpillé par un sous-marin japonais et sombre dans l’Océan Pacifique en moins de 12 minutes. 300 marins périssent sur le coup. Le reste de l’équipage affronte, pendant plus de 5 jours, les attaques de requins, la déshydratation, la faim, les hallucinations et le désespoir. Seuls 317 survivants sont alors secourus. Le lendemain, Hiroshima est bombardée. 10 jours plus tard, la Seconde Guerre mondiale prend fin. En novembre, le capitaine McVay est envoyé devant la cour martiale.

Scénarisé par Richard Rionda del Castro (Rage, Bus 657) et Cam Cannon (Rage, The Prince) on se rend compte qu’il n’y a rien de bien exceptionnel derrière ces noms. Et ce qu’ils ont pu faire au cinéma (et en Direct to DVD) signifie aussi très bien qu’ils n’ont pas de plus grande ambition que ça. Au bout d’une bonne heure, USS Indianapolis a déjà raconté pas mal de choses mais peu sont vraiment à retenir. Les dialogues sont pauvres et ne donnent pas suffisamment de matière aux personnages pour qu’ils puissent incarner le tout intelligemment. Pourtant, l’histoire est intéressante et à certains moments quelques moments de franche camaraderie fonctionnent plutôt bien. C’est dans ce genre de situation que l’on se rend compte de la capacité monstrueuse de cette histoire qui aurait sûrement donné un chef d’oeuvre entre les mains de Steven Spielberg. L’histoire était clairement faite pour lui. Etant donné que visuellement Mario Van Peebles n’est pas vraiment un grand maître, il tente de faire de son mieux avec ce qu’il a. Car au fond ce n’est pas le pire de tous. Côté casting, Nicolas Cage cabotine avec le peu qu’on lui donne. Il en fait des caisses et le rôle lui va donc très bien. Il donne clairement envie de se moquer de lui et nous permet de rester éveiller jusqu’au bout. Reste Matt Lanter, l’homme qui ne vieilli jamais. Heureusement qu’il est là mine de rien.

Note : 4/10. En bref, de ce qui est par moment un film ultra plat ressort aussi quelque chose d’intéressant quand on ne connaît pas vraiment l’histoire.

Date de sortie : 16 octobre 2016 - Directement en DVD

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