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Critiques Séries : Berlin Station. Saison 1. Pilot & Episode 2.

13 Octobre 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Berlin Station

Critiques Séries : Berlin Station. Saison 1. Pilot & Episode 2.

Berlin Station // Saison 1. Episodes 1 et 2. Pilot / Episode Two.


EPIX s’est lancée dans le monde des séries il n’y a pas si longtemps que ça. Après Graves il y a peu mettant en scène Nick Nolte dans la peau du président le plus détesté de toute l’histoire des Etats-Unis, c’est au tour de Berlin Station, une série d’espionnage d’Olen Steinhauer (dont c’est la toute première création). Si l’idée est plutôt bonne et qu’elle tire plus sur les romans de John le Carré que du côté des séries d’espionnage avec tout un tas de scènes d’action, Berlin Station n’est pas spécialement la bonne surprise attendue pour autant. Avec tant de séries d’espionnages à la télévision, de The Americans à Homeland, Berlin Station manque cruellement d’équilibre. La série manque de discussions tactiques, d’action et aurait réellement besoin de beaucoup moins de dialogues. La série manque de moments où l’on ressent le suspense et les frissons qui vont avec. Durant ces deux premiers épisodes, la série met en place tout un tas de choses mais manque de clarté dans ce qu’elle met en place. Il y a pourtant un joli casting, de Richard Jenkins (le meilleur élément) à Richard Armitage en passant par Rhys Ifans et Michelle Forbes.

Daniel Miller, un analyste de la CIA est transféré au bureau de Berlin. Sa mission : découvrir de manière officieuse la source qui alimente un célèbre lanceur d'alerte, Thomas Shaw.

La série cherche donc à raconter pas mal de choses mais il manque un peu de solidité là dedans. Bien entendu, il y a des points intéressants dans cette série, notamment Richard Jenkins (Six Feet Under) qui n’a malheureusement pas suffisamment de place dans la série pour réellement nous impliquer dans son rôle. Mais c’est le seul qui a le charisme, la complexité nécessaire et le côté frissonnant qui va avec ce genre de rôles. Accessoirement, il y a Richard Armitage, qui incarne le héros de la série, Daniel Miller. Il est sympathique mais ce n’est pas le meilleur non plus. Je préfère largement Steven Frost, le chef de la CIA à Berlin. Homeland a déjà traité une partie de son histoire l’an dernier sur le sol berlinois et cela n’a strictement rien à voir avec Berlin Station. Cela ne veut pas dire qu’une série comme celle-ci se doit d’avoir tout un tas de scènes d’action dans tous les sens mais elle doit conserver un certain rythme. Les dialogues manquent cruellement de forme et même si dans le second épisode la série prend un peu plus racine, elle continue de mettre des tas de trucs en place. Sauf qu’il faut savoir être efficace assez rapidement. Le seul personnage qui semble incarner une certaine forme de bonté, c’est Daniel Miller. Forcément, c’est le héros donc c’est celui qui a la morale la plus droite.

On sent par ailleurs l’inspiration de l’affaire Snowden car l’histoire de Thomas Shaw est assez similaire mais cela ne fonctionne pas pour autant aussi bien que l’on ne pouvait l’espérer. Si tout cela devrait nous lancer sur la piste d’une série avec son lot d’espions chassant d’autres espions. Hélas, nous en sommes loin. L’introduction des personnages n’est pas suffisamment efficace et le manque cruellement d’un côté un brin viscéral fait que Berlin Station n’est pas aussi passionnante qu’elle n’aurait dû l’être. On perd rapidement tout l’intérêt que l’on pouvait avoir au départ à l’idée de découvrir une nouvelle série d’espionnage. Le ton sombre accompagné de dialogues aurait pu faire de Berlin Station quelque chose de proche de ce que j’adore dans l’espionnage (les romans de John le Carré sont pour moi la plus belle référence du genre) mais le résultat est complètement différent. Je pense aller au bout des dix épisodes, en espérant que cela s’accélère rapidement par la suite au risque d’être une bien plus grande déception que je ne pouvais l’imaginer.

Note : 4/10. En bref, une introduction longue et lente qui manque de punch dans les dialogues et dans l’introduction inefficace des personnages.

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emilio 14/10/2016 13:56

tout d abord trés content de lire que tu aime john le carre moi aussi ensuite même si je rejoins un peu ton avis sur berlin station il y a tellement peu de série de ce genre que il ne faurt pas bouder son plaisir
et perso je la trouve pas mal jusqu'a present