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Critiques Séries : Braquo. Saison 4. BILAN.

4 Octobre 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Braquo

Critiques Séries : Braquo. Saison 4. BILAN.

Braquo // Saison 4. 8 épisodes.
BILAN / SERIES FINALE


Braquo, c’est fini et je dirais que c’est tant mieux comme ça. En tirant un peu trop sur l’ambulance, la série s’est brûlée les ailes et a perdu tout son intérêt. Cette année, j’ai vu une lueur d’espoir dans les deux premiers épisodes mais la suite n’a pas spécialement été à la hauteur des attentes. Une mafia peut en cacher une autre, Caplan est alors rattrapé cette année par ses vieux démons. Si les inconditionnels de Braquo qui n’ont pas décroché complètement lors de la saison précédent, seront séduits, je n’ai pas été spécialement emballé par la façon dont la saison évolue. Elle se veut sombre alors elle abuse de certaines astuces narratives et surtout de violence. Que cela soit brûler vif quelqu’un dans l’épisode 2 ou bien charcuter un homme vivant sous les yeux de Caplan à la tronçonneuse. Si les références au cinéma d’horreur pourraient prendre sens ici, je ne suis pas sûr que cela soit ce que venait chercher Braquo pour autant. Le jeu crédible de Jean Hugues Anglade est bien l’un des rares atouts de cette saison 4 alors que ce dernier conserve cette stature taciturne qui lui colle parfaitement à la peau. Surveillé de près par la bureaucratie, le groupe de Caplan doit jouer les redresseurs de torts pieds et poings liés. Heureusement, à coeur vaillant rien d’impossible, au risque de quelques dégâts… collatéraux.

Des situations délicates, souvent à deux doigts de mal tourner. On retient son souffle avant l’hypothétique délivrance qui ne vient jamais. La mort de Caplan dans le denier épisode apparaît comme quelque chose de particulièrement ridicule. Je n’ai pas trop compris le but qu’il y avait derrière cette séquence. Je peux comprendre que la mort de Caplan est quelque chose de logique mais la façon dont tout cela est amené m’a vraiment déçu. C’est balancé d’un coup comme ça. Les dommages collatéraux en cascade pour la fine équipe de Caplan c’est quelque chose que l’on voit assez souvent dans ce genre de séries. Au fil de la saison, Braquo tente d’enchaîner les surprises mais elle enchaîne surtout les séquences violentes qui sont là pour masquer le vide. Il était en tout cas temps de voir Braquo s’achever. Le polar créé par Olivier Marchal a beaucoup perdu de sa superbe au fil des années mais Abdel Raouf Dafri n’a pas su reprendre la main de la meilleure des façons et cette saison 4, bourrée de faiblesses, le démontre une fois de plus. Pourtant, Braquo reste toujours aussi sombre ce qui est dans un sens une très bonne chose. Si la série ne sera jamais à la hauteur de The Shield (et au fond la conclusion de The Shield est beaucoup plus intéressante que celle de Braquo car ce n’est pas celle de la facilité).

Olivier Marchal a tenté quelque chose et même si Braquo a fini en eau de boudin, la série a su se créer un vrai public, amateur de fictions de genre. Cependant, la série n’est pas subtile et l’écriture ne sait jamais vraiment nous faire passer un bon moment. Mais ce n’est pas pour la subtilité que l’on pouvait aimer Braquo. La série aime bien massacrer, tuer sans vergogne, etc. Braquo c’est le plaisir d’être complètement fous et de ne pas vraiment avoir de code. La série part donc dans tous les sens et c’est probablement pour ça que Braquo est parfois un peu grotesque. C’est dommage car la série brise son potentiel derrière tout un tas de séquences qui tentent de nous séduire, ou séduire notre côté sadique mais qui ne font que nous rappeler la vacuité du récit. Les personnages de mafieux sont une fois de plus caricaturaux et bien qu’il y ait de bonnes choses (car oui, tout n’est pas à jeter dans Braquo pour autant), je ne suis pas sûr et certain que tout soit réellement à voir. La saison appuie également sur les tendances un peu auto-destructrices de ses personnages. Dans leur vie professionnelle, intime, sentimentale, familiale, ils sont seuls au fond d’eux. Seul leur boulot parvient à boucher le trou qui leur manque, cette adrénaline qui les conduit à se mettre en danger pour rester en vie. Finalement, si la saison 4 de Braquo n’est pas un modèle de réussite, elle reste dans la lignée de ce que Braquo fait depuis presque ses débuts.

Note : 4/10. En bref, une saison décevante et une conclusion un peu facile balancée en pleine figure du spectateur.

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