Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critiques Séries : Class. Saison 1. Pilot (UK).

28 Octobre 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Class

Critiques Séries : Class. Saison 1. Pilot (UK).

Class // Saison 1. Episode 1. Pilot.


BBC est bien consciente que la franchise Doctor Who vaut de l’or alors forcément un nouveau spin off n’est pas de trop. Class part cependant d’un point de vue légèrement différent des précédents tout en restant plongé dans le même univers. Créée par Patrick Ness (Quelques minutes après minuit), cette nouvelle addition à l’univers de Doctor Who n’était pas nécessaire et c’est bien là le problème. Je n’attendais pas spécialement grand chose de cette nouvelle incursion dans le monde du Doctor dans le sens où j’ai toujours une appréhension des spin-offs. Celui-ci n’est pas totalement raté, mais disons que compte tenu des attentes c’est une vraie déception. Patrick Ness n’est pourtant pas le dernier des scénaristes. Il a écrit ici l’intégralité de la première saison et en jugeant ce premier épisode, la qualité n’est pas nécessairement au rendez-vous. J’ai toujours un peu de mal à cerner où est-ce qu’une série de ce genre là peut vouloir en venir dans le sens où situer le tout dans une école n’est pas nécessairement une bonne chose non plus. Alors que Class a été décrite par certaine comme le nouveau Buffy (qui est Crazyhead chez les britanniques plus que Class à mon humble avis), Class se glisse dans l’univers de Coal Hill School.

La Coal Hill Academy n'est pas une école comme les autres. Là-bas, étudiants et corps enseignant se croisent dans les couloirs du bâtiment, partageant leur quotidien peuplé de créatures étranges et rythmé par des voyages temporels.

Comme le Cardiff HQ de Torchwood, Coal Hill est un endroit bourré de choses qui se passe entre aliens et histoires temporelles. Bien que BBC sembla voir donné à Class les moyens de la réussite, l’écriture n’est clairement pas le fort de la série. Elle va sûrement s’engoncer dans un schéma classique du monstre de la semaine et ne pas en sortir très facilement. Le problème c’est que les personnages sont aussi problématiques. Non pas qu’ils sont mal incarnés mais disons que le scénario ne sait pas faire grand chose d’eux en dehors d’être des clichés du genre. Je préfère largement des séries adolescentes qui assurent leurs choix plutôt que Class qui se veut ambitieuse mais n’arrive jamais à la hauteur de ses ambitions. Cela me rappelle Tower Prep qui était pour moi une belle petiote réussite malheureusement annulée après une saison par Comedy Central mais qui, dans le registre fantastico-adolescent proposait quelque chose qui tenait la route. Ce n’était pas brillant mais Tower Prep ne cherchait jamais à être autre chose qu’elle-même alors que Class semble vouloir être une série différente de ce qu’elle est capable de produire à l’écran.

Le côté charmant du casting de cette série n’aide donc pas vraiment alors que cela aurait peu justement être l’un de ses atouts. Il est toujours bon d’apporter du sang neuf dans une franchise qui vieillie et Doctor Who est une franchise qui, depuis son retour en 2005, a plus de 10 ans désormais. Du coup, la relation la plus intéressante jusqu’à présent (et ce n’est que le premier épisode) est celle de Charlie avec Miss Quill. Il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent en dehors de ces deux personnages qui apparaissent finalement comme les potentiels sauveurs de Class. Le premier épisode nous introduit également une armée d’aliens appelés les Shadow Kin, proche de ce que l’on avait pu voir dans « Silence in the Library », un épisode que les fans de Doctor Who et de Steven Moffat connaissent forcément. Ainsi, Class a beaucoup de choses à raconter dans ce premier épisode mais jamais vraiment l’occasion de prouver sa légitimité. Je lui laisse la saison pour se raisonner et potentiellement nous offrir quelque chose qui vaut le coup d’oeil. A suivre…

Note : 4/10. En bref, une déception compte tenu de l’attente envers Class. Dommage.

Commenter cet article