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Critiques Séries : Frequency. Saison 1. Episodes 3, 4 et 5.

7 Novembre 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Frequency

Critiques Séries : Frequency. Saison 1. Episodes 3, 4 et 5.

Frequency // Saison 1. Episodes 3, 4 et 5. The Near Far Problem / Bleed Over / Seven Three.


En jonglant entre de nombreuses timelines, Frequency s’est un peu égarée par moment. Notamment dans « Seven Three ». Avec « The Near Far Problem », la série utilise le futur afin de résoudre des crimes du passé. On savait pertinemment que la mécanique de la série allait aller dans cette direction car il faut bien faire un peu de remplissage, tout en alliant ça au bonheur de voir le twist de la série fonctionner. Ce qu’il y a d’intéressant dans Frequency c’est comment le présent change suite aux évènements qui ont changé le passé. Si le tout est parfois un peu tiré par les cheveux (car bon, le twist de la série est tiré par les cheveux), je trouve que Frequency reste un divertissement efficace. Si je repense toujours au film dont est adapté la série, Fréquence Interdite, je ne peux m’empêcher également de penser à un épisode de la saison 3 de Smallville qui reprenait l’histoire du film dans un épisode où Clark pouvait discuter avec Lana dans le futur à cause d’un orage et de la kryptonite. Si cela n’a pas grand chose à voir avec Frequency, je trouve que l’on retrouve un peu de cette même ambiance dans la série. Pourquoi ? Peut-être car les deux séries viennent de la même chaîne (ou presque). Frequency ne cache pas son envie de parler des conséquences que tous les changements opérés peuvent avoir. C’est un problème qui a toujours motivé les séries parlant de voyages dans le temps.

Je trouve d’ailleurs qu’au sujet de cette question là, Frequency est la première série depuis 7 Jours pour Agir qui s’efforce de réellement changer le passé pour un meilleur présent, peu importe les conséquences qu’il y a derrière. La série parle aussi un peu de destin et du fait que certaines choses doivent arriver. Riley Smith de son côté continue d’être un membre intéressant du casting sous les traits de Frank alors qu’il tente de discuter avec sa fille à deux années différentes. Frank est probablement le meilleur personnage de Frequency, pour des raisons assez simples. En effet, c’est un père patient, quelqu’un qui trouve toujours de quoi apporter un brin d’émotions dans les scènes qu’il partage avec sa femme. Si l’on se souvient de Retour vers le Futur, ce que nous avait appris cette franchise c’est que tous les changements opérés dans le passé lors de voyages dans le temps peuvent avoir de terribles conséquences sur le futur. Sauf que Frequency ne cherche pas à vraiment parler des conséquences terribles que cela pourrait avoir comme des séries comme 12 Monkeys, etc. Cela reste une problématique à laquelle Frequency n’apporte pas vraiment de réponses. Les conséquences ne sont pas gérées de la même façon dans cette série et c’est vraiment ce qu’il y a de plus problématique à mon goût.

Mais le tueur du Nightingale continue d’être une intrigue intéressante qui change un peu des autres que la série développe en parallèle. C’est notre fil rouge de la saison et « Bleed Over » (qui était sensé être l’épisode 5, et « Seven Three » l’épisode 4) parvient à faire avancer l’histoire de façon drastique. On se rapproche de plus en plus du tueur et pourtant, la série n’oublie pas ses racines malgré tout. En effet, Frequency est plus feuilletonnante que procédurale, donc on a envie de voir de semaines en semaines comment l’intrigue peuvent évoluer. En choisissant de suivre la fille d’une autre victime du Nightingale permet de faire des parallèles intéressants et de créer une certaine forme d’attachement. C’est donc une bonne chose que Frequency se concentre sur la relation mère-fille que Raimy et Ava pouvaient avoir et comment cela a affecté leur vie en grandissant. Les deux jeunes femmes vivent donc la même chose et Frequency s’en sort plutôt bien pour définir les deux relations et comment ces deux femmes vivent au quotidien avec des points communs. Bien entendu, Frequency ne cherche pas à aller trop vite non plus alors les révélations sont faites au compte goûte mais il reste appréciable de voir qu’aussi tôt dans la saison, Frequency puisse enfin nous en dire plus.

On avait besoin de ça malgré le fait que la série sorte les gros sabots. En effet, il n’y a pas vraiment de place pour la subtilité dans le récit principal. Ce sont les personnages et leurs émotions qui apportent alors une certaine nuance et un équilibre. Et enfin, « Seven Three », qui aurait dû être l’épisode 4 dans l’ordre de production, laisse échapper la série à nouveau. Cet épisode est beaucoup moins passionnant que le précédent et surtout un peu moins efficace. Il ne cherche pas vraiment à parler des intrigues de la saison et n’utilise pas toujours la relation entre les personnages de façon intelligente. C’est un déséquilibre assez problématique même si Frequency n’en reste pas moins sympathique à suivre. Mais je me suis vraiment ennuyé devant cet épisode sans trop comprendre pourquoi cela n’a pas fonctionné. Est-ce l’affaire ? Ou bien est-ce simplement le mélange successif des timelines qui fait que l’on a l’impression d’assister à un vrai labyrinthe dont il est difficile de s’extirper. Après tout nous avons le présent, 1996, 2008 avec Frank et sans Frank. Cela fait 4 timelines différentes pour 4 lots d’histoires différentes. C’est un peu beaucoup et compliqué à suivre. Finalement, même si Frequency reste agréable, elle a une nature a pouvoir rapidement devenir ennuyeuse et à perdre son attrait à cause d’un mélange pas toujours judicieux de timelines en tout genre.

Note : 5/10, 7/10 et 4.5/10. En bref, dommage que la série perde de sa superbe dès qu’elle varie un peu trop les plaisirs temporels…

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