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Critiques Séries : High Maintenance. Saison 1. BILAN.

1 Novembre 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #High Maintenance

Critiques Séries : High Maintenance. Saison 1. BILAN.

High Maintenance // Saison 1. 6 épisodes.
BILAN


Ce qui est assez étrange avec High Maintenance c’est le fait que finalement c’est une série avec de l’herbe mais qui n’est pas vraiment sur la drogue. High Maintenance ne se concentre pas sur le travail entrepreneurial de The Guy, mais plutôt sur les clients. La série passe donc son temps avec des clients de The Guy (et avec The Guy) qui peuvent très bien être des fumeurs réguliers ou bien des clients qui veulent essayer. On suit la vie de new-yorkais moyens mais chez qui il se passe toujours quelque chose. C’est presque dommage par moment de ne pas passer plus de temps avec certains clients. Je pense notamment à l’épisode 1.06 qui nous en délivre une bonne paire. High Maintenance était au premier abord une web-série qui a tout de même connu six saisons. On comprend donc rapidement mieux le découpage dont est victime la première saison de High Maintenance avec ce besoin de suivre d’un côté les clients. C’est un truc qui fonctionnait bien dans les web-séries fût un temps. En effet, on a déjà pu le voir dans Web Therapy (et encore plus quand elle est passée en format série). La série a en tout cas un vrai charme qui opère au fur et à mesure. C’est simple, le seul épisode qui m’ait déçu c’est « Selfie », l’avant dernier épisode de la saison.

Dans cet épisode, j’ai eu l’impression que High Maintenance ne savait plus trop quoi faire pour nous surprendre et qu’elle a donc décidé de se complaire dans certains ressorts narratifs uniquement pour nous démontrer le contraire. Sauf que High Maintenance perd un peu de son attrait et surtout de son humanité. C’est cette humanité qui fait le charme des clients et des personnages de High Maintenance. Ce sont des gens comme vous et moi, certes avec un brin de caricature (car sinon High Maintenance ne pourrait probablement pas être une comédie) qui se concentre sur certains clients farfelus. Mais ce n’est pas que ça pour autant. En effet, l’avantage de High Maintenance est que la série creuse réellement la personnalité de chacun et prend le temps de rassembler les intrigues de la saison tout en développant celles des personnages qui ne seront là que le temps d’un épisode. Je ne connaissais pas du tout la web-série (et je sais qu’il y a des références à cette web-série dans High Maintenance) mais justement, cela permet d’avoir un point de vue différent et probablement plus ouvert sur l’adaptation qui a été faite de cette histoire. High Maintenance a aussi le charme de nous faire vagabonder dans New York.

Cette ville fourmille de personnes différentes et fourmille donc d’histoires. High Maintenance semble en prendre quelques unes au passage afin de nous montrer une bribe de vie d’un homme ou d’une femme qui a besoin d’herbe. Les raisons de chacun sont différentes et c’est là aussi ce qui permet par moment de créer un ressort comique. Car High Maintenance n’est pas que dramatique, elle est aussi sensée être un brin comique. Et elle parvient à le faire plutôt intelligemment. The Guy de son côté est une sorte d’ombre dans la série qui navigue entre les personnages. C’est un peu comme un conteur finalement qui nous borde avec ses histoires. The Guy n’est pourtant pas en reste non plus car lui aussi a ses propres intrigues. On suit alors ses aventures tout au long de la saison, tant d’un point de vue professionnel mais c’est surtout relationnel. Le but de High Maintenance n’a jamais été de faire une série sur un dealeur mais plutôt de raconter tout un tas de choses autour de ce personnage : parler de ses clients mais pas du business, parler de sa vie privée mais pas de sa façon de gérer ses ventes, etc. Et tout s’est achevé sur « Ex ». Le dernier épisode de la saison est assez atypique mais aussi permet de faire une vraie synthèse de ce qui a fonctionné auparavant.

High Maintenance repose donc sur des bases assez simples mais la série gagne des points grâce à des thématiques assez universelles et des gens en qui on peut se retrouver. La série bénéfice également d’une narration dynamique, de personnages réellement bien installés (et notamment The Guy qui est un héros sans l’être), de dialogues soignés, d’un brin d’émotions et de choses qui finalement forgent le caractère d’une comédie dramatique qui sait sortir du lot. High Maintenance n’est pas comme les autres et elle a su en seulement six épisodes nous faire un vrai éventail de ce qu’elle sait faire. J’ai désormais hâte de voir la saison 2 si HBO se décide à la commander…

Note : 8/10. En bref, belle surprise.

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