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Critiques Séries : The Code. Saison 2. BILAN (Australie).

13 Novembre 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Code

Critiques Séries : The Code. Saison 2. BILAN (Australie).

The Code // Saison 2. 6 épisodes.
BILAN


La première saison de The Code était sympathique et avait ses bons moments mais avait également su me décevoir légèrement. Cette seconde saison prend place quelques mois après les évènements de la première saison. Ces six nouveaux épisodes de The Code se concentre encore sur les frères Banks, Jesse et Ned. Les deux ne sont pas sorti indemnes de ce qui s’est passé dans la première saison et ils doivent désormais faire face au problème de la déportation vers les Etats-Unis dont ils pourraient être les victimes. C’est là qu’entre en jeu les talents de hacker de Jesse et du besoin pour les deux frères de retrouver un semblant de liberté. Ils ne veulent pas finir déportés, faire face à un procès, etc. et cela se comprend. Du coup, les manigances de nos deux frères nous embarquent dans une série d’évènements plus ou moins efficaces. Dans la saison 2, les autorités recherchent désespérément un adolescent qui est tombé dans une organisation pédophile sur un site du dark web tenu par le mystérieux Jan Roth (incarné par Anthony LaPaglia). De ce point de vue là, The Code ne s’en sort pas trop mal à se transformer en thriller classique, clair et efficace. La série ne prend pas vraiment de chemins sinueux et va alors droit au but. Il faut dire qu’avec seulement 6 épisodes elle n’a pas le temps de s’attarder sur trop de choses.

Jesse doit faire en sorte d’entrer en contact avec Roth, ce qui va plonger notre petit héros dans un monde où tout peut être acheté et vendu : de la drogue, des secrets gouvernementaux et des enfants pour qu’ils deviennent des esclaves sexuels. Roth est un personnage intéressant et Anthony LaPaglia a un certain charisme qu’il imprime tout au long de la saison. Je ne suis pas sûr et certain que sans lui cette saison aurait été aussi palpitante. Il apporte un truc et la carrure qu’on lui donne ici, loin de ses costumes bien taillés qu’ils abordent habituellement dans d’autres fictions. Je pense que The Code fait partie du renouveau australien que le pays est en train de vivre avec ses fictions. The Code se rapproche notamment pas mal des séries scandinaves, ce qui dans un sens est une assez bonne chose (même si l’Australie pourrait aussi trouver son propre ton…). Shelley Birse a en tout cas compris ce qui fonctionnait à l’étranger et a tenté avec efficacité de le transposer en Australie. Le casting est suffisamment fort (et bon) pour rendre tous les personnages croyables. A certains moments, The Code change un peu des tours de verre et nous offre alors des paysages plus exotiques. Cela permet d’éviter de répéter le schéma de la première saison.

A certains moments, The Code me rappelle aussi Un Ennemi d’Etat (le film avec Gene Hackman et Will Smith). Il faut dire que The Code parle aussi de surveillance constante de la part de l’Etat. C’est un choix qui sert The Code dans le bon sens. La série a une vraie énergie qu’elle laisse aussi transparaître dans sa mise en scène. Si l’on a déjà vu mieux ailleurs, pour une fiction australienne The Code est soignée et travaillée. Il y a notamment un jeu avec les couleurs bleues et grises qui donne un ton scandinave à la série. Après, je peux comprendre que The Code n’est pas non plus la meilleure série de l’année. Après tout, les cliffanghers n’ont rien d’exceptionnels mais ils sont suffisamment sympathiques pour nous faire passer un bon moment. C’est aussi suffisant pour nous donner envie de revenir d’épisodes en épisodes ce qui est déjà pas mal. La série nous offre en plus de ça une occasion de voyager à West Papua au travers des cultures de cette région. C’est plutôt pas mal non ? Encore une fois, The Code pourrait pousser un peu plus les choses mais ce n’est pas bien grave. Finalement, on se retrouve donc avec une saison 2 sympathique avec son lot de rebondissements pointant toujours du côté de nos amies scandinaves. Par moment, The Code me fait penser à Mammon, une série norvégienne pas spécialement brillante, mais en version plus soft et moins labyrinthique.

Note : 6/10. En bref, une saison 2 sympathique qui démontre que The Code a encore des choses à raconter sans en faire des tonnes.

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