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Blunt Talk (Saison 2, 10 épisodes) : Patrick Stewart show…

13 Décembre 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Blunt Talk

Blunt Talk (Saison 2, 10 épisodes) : Patrick Stewart show…


Je pense que tout le monde a été surpris de voir Patrick Stewart, après une longue et belle carrière, se retrouver dans la petite comédie de Starz dont personne ne parle. Produite par Seth MacFarlane (Family Guy, Ted) et créée par Jonathan Ames (Bored to Death), Blunt Talk continue sur la même voie que la première saison, celle de la déception étrange. Disons que d’un côté Blunt Talk trouve le salut de son public grâce à quelques séquences ou morceaux de dialogues savoureux, mais que d’un autre côté Blunt Talk ne fonctionne pas vraiment et s’éparpille alors dans tous les sens. Starz avait commandé cette seconde saison en même temps que la première, sans vraiment attendre les audiences (après tout, qui ne pourrait pas faire confiance à une comédie avec Patrick Stewart en tête d’affiche) alors qu’elles n’ont jamais été exceptionnelles. Loin de là. Malgré les échecs de la saison 2, je dois reconnaître que Jonathan Ames a su améliorer certaines choses. L’écriture a un peu évolué et avec cet arc narratif Chinatown-esque, l’ensemble devient un brin plus cohérent. Blunt Talk n’est pas parfaite mais plus Jonathan Ames laisse le casting se mettre dessus, mieux c’est. Cela me rappelle un peu ce que des comédies comme House of Lies ou encore Californication ont connu même si les intrigues sont légèrement différentes.

La saison continue de discuter de choses et d’autres dans l’univers dépeint. Ce n’est pas toujours brillants mais les sujets abordés sont intéressants. C’est donc paradoxal de voir Blunt Talk, une comédie futile à la cuisse légère sur le langage cru traiter de choses plus consistante en filigrane. Le traitement reste encore un peu bleu à mon goût, m^me si la série parvient surtout cette année à nous rappeler qui sont les personnages et pourquoi ils valent le coup. Et ce n’était pas gagné d’avance, loin de là. Accompagner Patrick Stewart de Adrian Scarborough était une bonne idée même si la série ne fait pas toujours bon usage des membres de son casting. Je crois que l’association de ces deux là est l’un des rares trucs qui fonctionne vraiment dans cette série. Quand je repense à Bored to Death, la précédente création du créateur, je crois que je me demande comment Blunt Talk peut être aussi médiocre et bas de plafond. La série a du mal à avoir des réflexions propres et un univers original. Les personnages sont tous fucked-up pour notre plus grand plaisir mais il n’y a pas vraiment de profondeur derrière. Il est vrai que Blunt Talk profite aussi d’un Patrick Stewart que l’on n’avait jamais vu auparavant. La série lui donne de quoi faire pour qu’il puisse sortir des sentiers battus.

Et ce n’est pas si mal que ça. Les intrigues de cette saison sont parfois inspirées mais pas tout le temps non plus. On verra bien ce que cela donne si jamais une saison 3 voit le jour. Finalement, je me demande vraiment ce que Blunt Talk peut encore raconter. La saison 2 a amélioré les choses mais n’a pas vraiment permis de me convaincre que la série valait le détour dès le début. Il manque un petit truc là dedans qui pourrait donner une vraie ambiance, une vraie personnalité et surtout des intrigues qui nous permettent de nous investir. Blunt Talk connaît alors les mêmes problèmes que House of Lies que j’ai continué à suivre malgré son manque cruel d’originalité et d’idées pour avancer. Il y avait quelques poussées, mais ce n’était pas suffisant à mon goût. Malgré les erreurs de la première saison et les corrections apportées cette année, Blunt Talk reste parfois et surtout dès que Patrick Stewart est à l’écran un joyeux bordel. On ne se souvient pas toujours de la série, et je n’en garde pas un souvenir impérissable mais cela sait être drôle quand il faut et je crois que c’est largement suffisant pour le moment.

Note : 5/10. En bref, Blunt Talk n’est pas brillante mais s’améliore cette année pour devenir une comédie moins décousue.

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