Critique Ciné : Mercy (2016)

Critique Ciné : Mercy (2016)

Mercy // De Chris Sparling. Avec James Wolk, Constance Barron et Michael Donovan.


Depuis maintenant plusieurs années, Netflix s’est installée dans le monde de la création originale de fictions. Si le plus gros de son budget est laissé aux séries, elle produit également des films. Je ne suis pas le plus grand fan de tout ce qu’elle a eu à nous proposer et Mercy est loin d’être exceptionnel mais l’on peut malgré tout apprécier les tentatives. Ecrit et réalisé par Chris Sparling, ce dernier était déjà à l’origine du scénario du très sympathique ATM (2012) ou encore de Buried (2010). Il connaît donc le monde de l’épouvante et du thriller et pour cette nouvelle incursion dans le genre, le réalisateur et scénariste ne propose rien de bien folichon. Le film avait pourtant toutes les chances d’être réussi, mais rapidement l’histoire tourne sur elle-même et ne parvient jamais à nous porter vers un climax digne de ce nom. Je ne suis pas contre les petites productions, je suis le premier à les défendre, mais sincèrement le film ne parvient pas à être aussi lisible qu’il aurait dû être en plus de ne jamais s’engager dans un rythme qui va nous laisser à la fin pantois. La fin du film est d’ailleurs l’un de ses plus gros points faibles, comme si le film voulait résoudre le tout en un dernier tour de cuillère à pot alors qu’il aurait été plus intéressant de prendre son temps.

Quand de vieux secrets refont surface lors d'une dernière visite à leur mère mourante, frères et demi-frères s'affrontent violemment pour préserver leurs propres vies.

Le genre est pourtant respecté. On ne sait pas qui sont ces hommes masqués et ce qu’ils représentent. J’ai un instant cru que Mercy était un nouveau bon film de home-invasion (un genre que j’aime beaucoup dans le thriller et l’épouvante) mais le résultat est bien différent. Le film manque tellement d’originalité que l’histoire perd donc rapidement de son charme. C’est d’autant plus dommage que le point de départ, certes classique, laissait espérer un scénario bien mieux travaillé derrière avec des retournements de situation qui valent le coup d’oeil. Chris Sparling n’est pourtant pas une triple buse dans ce qu’il entreprend. Il y a d’ailleurs quelques bons jump-scares qui parviennent à nous accrocher jusqu’à cette fin bazardée. Les personnages à côté de ça manquent cruellement de développement. C’est un peu comme si Charles Sparling avait tout misé sur certains éléments de son film en délaissant ce qu’il y a de plus important pour nous impliquer. Les personnages secondaires (en dehors des deux héros) sont donc sous-développés au profit de séquences parfois un peu longues qui ne mènent pas à grand chose.

Le film jongle entre les genres, passant du drame familial au thriller sans jamais joindre les deux aussi intelligemment que l’on aurait pu le souhaiter. Si le casting de seconde zone (James Wolk, Caitlin Fitzgerald) est plutôt convaincant, le scénario ne se sert pas suffisamment de leurs talents respectifs pour faire de Mercy un solide film. L’histoire en elle-même n’est d’ailleurs jamais suffisamment creusée, laissant place à un sentiment je m’en foutiste du téléspectateur qui s’attendait, comme moi, sûrement à mieux.

Note : 3/10. En bref, une production Netflix qui manque cruellement d’intérêt. Dommage car les prémices n’étaient pas si mauvaises que ça…

Date de sortie : 22 novembre 2016 - Directement sur Netflix

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