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Critique Ciné : Passengers (2016)

31 Décembre 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : Passengers (2016)

Passengers // De Morten Tyldum. Avec Jennifer Lawrence, Chris Pratt et Michael Sheen.


Annoncé comme l’un des films de cette fin d’année, Passengers manque de consistance. Pourtant, Jon Spaihts, à qui l’on doit le scénario des excellents Marvel’s Doctor Strange et Prometheus avait clé en main une aventure de SF romancée qui tenait la barre. Jennifer Lawrence a son charme, Chris Pratt a la déconne qu’il faut, mais il manque un petit truc dans cet ensemble pour que le tout colle parfaitement. Morten Tyldum (Imitation Game) n’est pas le meilleur réalisateur qu’il puisse exister mais il tente de faire quelque chose de cette aventure galactique qui, sans être hyper originale, colle plutôt bien à ce que l’on pouvait imaginer au premier abord. Dommage que le scénario soit aussi convenu et prévisible, laissant ainsi peu de place à la surprise. Aucun élément du film n’arrive à surprendre autant qu’il ne le devrait. Je m’attendais à ce que l’on s’attarde un peu plus sur la psychologie des personnages, que le film ne cherche pas à forcer certaines histoires et parvienne ainsi à nous proposer quelque chose de neuf. Passengers se contente des trucs les plus simplistes. L’introduction de l’histoire et du film est assez longue. Chris Pratt n’est pas spécialement à son meilleur. Le film erre alors un peu alors que je m’attendais à un truc un poil plus surprenant.

Alors que 5000 passagers endormis pour longtemps voyagent dans l’espace vers une nouvelle planète, deux d’entre eux sont accidentellement tirés de leur sommeil artificiel 90 ans trop tôt. Jim et Aurora doivent désormais accepter l’idée de passer le reste de leur existence à bord du vaisseau spatial. Alors qu’ils éprouvent peu à peu une indéniable attirance, ils découvrent que le vaisseau court un grave danger. La vie des milliers de passagers endormis est entre leurs mains…

Côté casting, je m’attendais à ce que Jennifer Lawrence nous démontre ses capacités, que Chris Pratt soit à la hauteur des attentes, mais il ne se passe rien de tout ça dans ce film, laissant ainsi le spectateur circonspect. Si j’apprécie le côté métaphysique de Passengers (et c’est peut-être bien son plus gros atout, comme l’atout de la SF de manière générale) le résultat n’est pas toujours au rendez-vous. Si certaines scènes sont assez impressionnantes (notamment une mêlant gravité et piscine dans un vaisseau), c’est bel et bien la seule chose que j’ai l’impression d’avoir réellement retenu de cette aventure. Les romances spatiales ne sont pas forcément simples à écrire, j’en conviens, mais il était réellement possible d’en attendre autre chose. Et c’est là où le bas blesse un peu. Le film tente de se reposer lâchement sur son casting qui a bien du mal à faire vivre ses personnages et surtout à transmettre une certaine émotion. Les quelques personnages ajoutés ici et là afin de renouveler un air de déjà vu ne font rien pour sortir Passengers des problèmes dans lequel le film s’enfonce. Si par chance Passengers n’inspire pas vraiment le sommeil grâce à quelques moments intéressants, le film est bien loin de savoir s’y prendre pour devenir attachant et/ou culte. Dommage.

Note : 4/10. En bref, une bonne idée sous exploitée.

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