Critiques Séries : 3%. Saison 1. Pilot (Brésil).

Critiques Séries : 3%. Saison 1. Pilot (Brésil).

3% // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Netflix continue de faire grandir son palmarès de séries avec 3%. Cette fois-ci c’est une production brésilienne qui est à l’honneur. Si 3% n’a probablement pas le budget de gros thrillers dystopiques que l’on a pour habitude de voir au cinéma, la première série originale brésilienne de chez Netflix ne s’en sort pas trop mal. Réalisée par Cesar Charlone (City of God), la qualité de la série se trouve alors surtout dans les idées proposées à la mise en scène mais également dans un scénario qui trouve une assez bonne façon de raconter les choses, laissant entrevoir une vision plutôt agréable des choses. Avec l’arrivée de Westworld sur HBO, et après la mode Hunger Games, il y a toujours de la place en télévision pour la dystopie et ce même si toutes les tentatives ne se sont pas toujours soldées par de belles réussites. Durant le premier épisode, on nous présente le monde dans lequel vivent les personnages : la vie des pauvres et des 3% de la population qui est riche. C’est un contraste intéressant qui par la suite nous plonge très rapidement dans des aventures pour gagner sa place parmi les 3%. Créée par Pedro Aguilera (Condominio Jaqueline, 3%) et adaptée de son propre téléfilm datant de 2011, 3% s’avère suivre un schéma intéressant où les personnages sont au coeur même du récit, collant ainsi parfaitement au genre qu’est la SF et qui préfère la réflexion à l’esbroufe.

3% nous plonge dans une société dystopique divisée en deux : d’un côté les riches (3% de la population) et de l’autre les pauvres. Pour pouvoir accéder à la plus haute strate, les participants n’auront le droit qu’à une seule chance et se départageront autour d’épreuves. Mais seulement 3% d’entre eux arrivera au bout…

Ce qui est d’ailleurs assez étonnant après ce premier épisode c’est l’envie qui anime le téléspectateur de voir ce que la suite peut nous réserver. Bien entendu, tout n’est pas non plus brillant pour autant. Certains passages laissent imaginer que la série va cruellement manquer de rythme à un moment donné et l’inspiration venue de Hunger Games laisse une envie de comparer les deux oeuvres alors qu’au fond elles n’ont pas grand chose à voir. Mais dans sa mise en scène, Cesar Charlone, nous donne l’impression de vouloir copier ce que Gary Ross avait tenté de faire avec le premier volet (avant que Francis Lawrence ne transforme la franchise en un blockbuster dont l’âme visuelle avait en partie disparue). Les relations entre les personnages ne sont pas vraiment complexes mais elles fonctionnent plutôt bien. Notamment ce jeune garçon en fauteuil roulant qui sera probablement le héros de cette histoire, plus que le personnage incarné par Bianca Comparato. Ce que 3% a l’avantage d’être c’est donc une série pleine de promesse et ambitieuse avec les moyens qu’elle a entre les mains. Pour une série brésilienne (et cela doit être l’une des rares que j’ai vu dans ma vie), Netflix n’a pas voulu en faire trop peu. Ainsi, 3% parvient à faire autre chose et à apporter à Netflix une série dystopique un peu plus exotique que celles que l’on voit actuellement.

Note : 6/10. En bref, un premier épisode encourageant.

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