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Frontier (Saison 1, 6 épisodes) : au pays de la violence

24 Décembre 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Frontier

Frontier (Saison 1, 6 épisodes) : au pays de la violence

Alors que Frontier est déjà renouvelée pour une saison 2, la nouvelle série de Discovery Canada et Netflix lorgne alors un peu de tous les côtés, de Vikings à Game of Thrones et ce même si pour le coup, Frontier est encore différente. A certains moments elle ressemble aussi à Outlander, notamment l’avant dernier épisode qui m’a rappelé la fin de la première saison. Si je trouve la première saison plutôt sympathique, elle a parfois un peu de mal à décoller. C’est la seconde partie de la saison et la session de torture de l’épisode 1.05 qui fait réellement son effet. Le premier épisode était déjà une assez bonne introduction à ce qui devient une série passionnante par moment, au delà de la violence qui est omniprésente. Frontier veut démontrer que ce n’est pas une série qui veut édulcorer ce qui se passait à cette époque. Elle n’a donc de cesse de proposer des choses dans ce sens là, puisant ses inspirations ici et là. Notamment dans TURN pour ce qui est de l’aspect guerre et front. Si l’on sent que Frontier veut raconter énormément de choses et qu’elle n’a que peu de temps (6 épisodes) pour le faire, elle sait rester plutôt solide dans son ensemble, ce qui n’est pas plus mal. Si la série poursuit son chemin dans ce sens là alors elle pourrait devenir d’autant plus passionnante. La prochaine saison sera d’ailleurs décisive sur la capacité de la série à aller de l’avant ou non.

D’un point de vue historique, je ne suis pas un professionnel alors je ne peux pas vraiment juger la véracité de ce qui nous est proposé. Cependant, j’apprécié malgré tout l’envie de ne pas prendre de gants. Au fil des épisodes, la violence et le sang coulent. Mais sans tomber dans les clichés gores de certaines sagas du monde. Vous savez, ces séries B que l’on voit au cinéma, notamment avec Nicolas Cage, qui se prennent pour des chevaliers et qui font tout éclabousser de partout. Frontier n’est pas non plus là pour copier la boucherie de Zack Snyder et on ne peut que le remercier. Si la comparaison avec Vikings tient debout, c’est aussi en grande partie car Frontier s’attache au contexte de l’époque au delà de l’histoire de ses personnages. Aidée par un joli casting (Jason Momoa le premier), Frontier s’impose assez rapidement, non pas comme une référence du genre, mais comme une bonne démonstration de ce dont Netflix et cie sont capables de faire en dehors de Game of Thrones. Les créateurs de Republic of Doyle (une série canadienne) tentent donc ici d’imposer un vrai style qui leur est propre. Si je ne connais pas spécialement leur autre création, Frontier parvient à créer une ambiance particulière qui nous plonge plus facilement dans ce monde là.

Une attention toute particulière a également été portée sur les décors et les costumes. Tout est vraiment soigné afin que l’on ait l’impression de vivre cette époque. Cela ne fait pas tout le temps de Frontier une réussite mais la série tient malgré tout la route. Pour tous les fans de ce genre qui a beau être à la mode mais n’a pas vraiment de concurrence, je trouve que Frontier s’en sort bien. J’espère que la prochaine saison va pouvoir créer des histoires encore plus épiques. J’ai été un peu déçu du côté parfois cloisonné de la série. Cela doit coûter cher de produire une telle série, surtout que l’on ne sait pas si cela va fonctionner ou non mais j’en attendais sûrement un peu trop. C’est bien ça le problème. Reste que certaines scènes (notamment le 1.05) parviennent à créer un vrai suspense et une horreur que peu de séries du genre parviennent à faire finalement. On va dire que c’est la marque de fabrique de Frontier. Je me souviens un peu de la fin de la saison 1 d’Outlander qui par moment ressemblait à ce que j’ai vu dans la fin de saison de Frontier. Ces deux séries ne sont pas vraiment les mêmes mais elles semblent partager l’envie de nous plonger dans un contexte sans vergogne et surtout sans se prendre la tête.

Note : 6.5/10. En bref, une jolie promesse pour la suite.

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