Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Major Crimes (Saison 5, épisodes 1 à 13) : d’un fils adoptif à la mort d’un mentor…

12 Décembre 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Major Crimes

Major Crimes (Saison 5, épisodes 1 à 13) : d’un fils adoptif à la mort d’un mentor…


La constance de Major Crimes aura su être de toujours mettre ses personnages en avant. Mais le moins que l’on puisse dire c’est que la série a également su rester toujours elle-même sans chercher à créer des épisodes identiques. Certes, quand on connait un peu les ressorts narratifs d’une telle série, elle se répète par moment, mais certaines scènes d’interrogatoire (ce sur quoi Major Crimes fait son effet) fonctionnent terriblement bien. Au travers de cette nouvelle saison, les relations entre les personnages ne changent pas beaucoup et l’ensemble reste assez statique. C’est presque dommage que Rusty soit une fois de plus le seul personnage dont l’histoire semble changer. Et encore, je n’appelle pas une nouvelle coiffure un changement radical pour autant. Cette saison est rythmée par des idées différentes, notamment quand la série parle de terrorisme (5.03), de tourisme malheureux (5.06), etc. mais ce qui nous intéresse aussi cette année c’est Rusty. Pourquoi ? Car sa mère est de retour, qu’elle semble avoir changé et que Rusty hésite alors à lui donner une seconde chance. Est-ce que Rusty peut abandonner Sharon Beck ? Non, après tout c’est elle qui l’a sorti d’une sale situation et qui a tout fait pour qu’il ait tout ce qu’il faut, comme si c’était son propre fils.

La relation entre Rusty et Sharon ne peut pas trop changer car elle est unique en son genre. Les discussions s’enchainent et c’est l’épisode 5.08 qui a réussi à être à la hauteur des attentes. Le face à face entre Rusty et Sharon fonctionne tellement bien que l’on en redemande. Au delà de ça, la série réutilise certains de ses éléments narratifs les plus simplistes afin de se concentrer sur les personnages et laisser ainsi aux affaires juste ce qu’il faut pour que l’on passe un bon moment. J’ai bien aimé l’affaire de l’épisode 7 par exemple. Ce n’était pas ce qu’il y a de plus original mais cela fonctionne comme un bon épisode d’Esprits Criminels avec un cinglé comme il se doit. Le tout s’avère vraiment efficace en son genre et je ne m’y attendais pas vraiment. Mais cette saison 5 a aussi décidé de nous émouvoir. C’est à ce moment là que le Chef Taylor décède. Les derniers épisodes de la saison sont d’ailleurs assez sombres dans leur genre et laissent imaginer que la seconde partie de la saison sera tout aussi forte. L’émotion qui va avec la mort de ce personnage emblématique de l’univers de Major Crimes permet de délivrer un triptyque final détonnant.

La saison suit alors un schéma classique pour Major Crimes. Il y a déjà eu ce genre d’épisodes précédemment dans la série mais personnellement je dois avouer que j’ai préféré ce qui est fait cette année à ce qui avait déjà été fait par le passé (notamment l’an dernier). Cela change un peu et au moins cela a souvent le mérite d’être riche en idées. Que cela soit pour Rusty et Sharon, ou encore la mort de Taylor, en passant par Provenza qui continue d’être l’un de mes personnages favoris. Sans trop savoir pourquoi ce personnage a la bonne dose d’humour et de d’émotions dans chaque épisode. Finalement, si Major Crimes ne brille pas forcément par son originalité, elle tente de rester fidèle à ce qu’elle a créé depuis le début et réussi plutôt bien à le faire. Je ne sais pas vraiment quoi attendre de la suite de la saison si ce n’est que j’espère qu’ils vont savoir rebondir intelligemment. Ce serait dommage si c’était l’inverse tout de même. Mais j’ai envie de faire confiance aux scénaristes qui ont toujours su faire évoluer les histoires et les personnages. Notamment du point de vue de Rusty qui va sûrement (et je l’espère) devenir un agent des Major Crimes avant la fin de la série. Ce serait bête de ne pas profiter de cette belle opportunité de nous montrer comment Rusty a gravi les échelons…

Note : 6/10. En bref, sans briller la saison parvient à nous balayer de quelques émotions.

Commenter cet article