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The Level (Saison 1, 6 épisodes) : l’anti drame policier

26 Décembre 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Level

The Level (Saison 1, 6 épisodes) : l’anti drame policier

Série britannique diffusée sur ITV, The Level est une surprise. Bien que la série ne soit pas toujours passionnante ou brillante, elle parvient à sortir un peu du registre du whodunnit à sa façon. Certes, cela reste policier, avec une enquête, un meurtre, des rebondissements, des suspects et puis surtout une bonne dose de drame. The Level n’a rien inventé, elle a repris la sauce qui fonctionne depuis des années mais en apportant un truc un peu plus léger. En apportant de la lumière au noir scandinave, The Level parvient à nous sortir un peu de cette morosité ambiante dont les séries policières n’ont de cesse de faire preuve. L’idée de créer un lien entre l’affaire et notre enquêtrice Nancy Devlin change un peu de ce que l’on avait pour habitude de voir dans le genre ces dernières années. Tout commençait bien pour DS Devlin alors qu’elle vient de recevoir une récompense et que ses collègues l’applaudissent. J’ai bien aimé la façon dont The Level évolue même si dans un sens ce n’est pas la série la plus originale du monde. En six épisodes elle brasse pas mal de chsoes et elle n’a pas le temps de nous ennuyer. De plus, en ajoutant des éléments un peu plus fun dans sa narration, la série sort du lot comme aucune autre auparavant dans un genre qui est aujourd’hui saturé de séries devant lesquelles il est difficile de passer un aussi bon moment qu’aux débuts du noir scandinave. 

Depuis des années, une agent de police prénommée Nancy mène un double jeu, mêlant avec difficulté sa carrière dans les forces de l'ordre et sa relation complexe avec Frank Le Saux, un businessman baignant dans le trafic de drogues. Lorsque ce dernier est retrouvé mort, la jeune femme est alors au centre d'une investigation qui va la mettre plus que jamais en danger. 

L’histoire évolue assez rapidement, laissant aussi de la place aux personnages pour grandir sous nos yeux. Il y a donc largement de quoi faire avec The Level même si je ne suis pas sûr et certain qu’une saison 2 soit nécessaire. En effet, la boucle est plus ou moins bouclée et par moment j’ai l’impression que ce genre de séries à tendance à tirer sur la corde dès qu’elle est renouvelée comme si le but était de faire encore plus sale, plus violent, plus « plus » que la saison précédente. Bien entendu, The Level a des éléments qui laisse entrevoir son genre de base à sa façon. Il y a donc des trucs un peu plus violent en marge du reste mais le tout sait équilibrer de façon intéressante la violence avec des choses dramatiques tout en gardant à l’esprit qu’il ne faut pas morfondre le spectateur. D’une certaine façon, The Level ressemble un peu à Power (Starz) même si c’est encore un peu différent car The Level ne cherche pas le sexe explicite. Mais la relation entre Nancy et Frank est intéressante car si l’on ne la découvre pas « vivante », j’ai apprécié le fait que l’on découvre le tout sous un angle légèrement différent. En effet, c’est au travers de l’enquête de Nancy que l’on découvre celui qui était son amant pendant des années et avec qui elle a entretenu une relation assez complexe. La mort de Frank est un moyen intéressant de traiter cette relation mais aussi le business souterrain. 

Car oui, Frank fait partie de la drogue, des trafics, et c’est ce qui créé une certaine forme de danger pour Nancy qui derrière tente de garder les apparences afin de ne pas gâcher sa belle carrière. Globalement, The Level sait tenir son spectateur en haleine avec des éléments plutôt classiques mais de ce point de vue là cela aurait pu largement être pire. Je suis heureux de voir que le scénario ne cherche pas à trop nous embrouiller l’esprit. Tout est plutôt clair dès le départ et le scénario ne passe alors pas par quatorze chemins pour venir au bout de son histoire. C’est assez appréciable. Si The Level aurait clairement pu être meilleure, le casting rattrape les quelques ratés narratifs (car oui, il y en a quelques uns du genre). En six épisodes, The Level parvient à démontrer les qualités de son casting avec une certaine efficacité en s’appuyant sur les meilleurs éléments de chacun. Notamment de l’héroïne. Karla Crome que l’on a déjà vu dans Misfits s’avère ici bien plus à son aise que dans Under the Dome dans laquelle elle incarnait un personnage un brin inutile. Nous avons également Laura Haddock (Da Vinci’s Demons) ou encore Philip Glenister (Life on Mars), des têtes qui sans être ultra connues savent faire le boulot qu’on leur demande. Mais quoi qu’il en soit, The Level fait aussi partie de ces drames qui mettent en scène des femmes fortes qui se battent pour faire valoir ce qu’elles ont gagnés, durement, de la sueur de leur front. Nancy Devlin est une belle incarnation de cette femme libérée. 

Et elle va plus ou moins bien le démontrer dans The Level. On est un peu comme dans Power où les femmes sont plus importantes que les hommes car ce sont finalement elles qui manient très bien le penchant masculin plus que l’inverse. Cette émancipation des femmes dans les séries se ressent depuis quelques années maintenant et globalement The Level, sans se faire porte drapeau, parvient à nous offrir quelque chose d’intelligent de ce point de vue là. Car Nancy n’en démord pas et n’a pas froid aux yeux. On n’en demandait pas moins.

Note : 6/10. En bref, une saison plutôt efficace qui donne un léger coup de frais sur le noir scandinave qui a plutôt tendance à nous déprimer ces dernières années dans les séries policières. 

 

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