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Critiques Séries : Pure. Saison 1. Pilot (Canada).

10 Janvier 2017 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Pure

Critiques Séries : Pure. Saison 1. Pilot (Canada).

Pure // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Nouvelle série de CBC (Canada), Pure est une série au pitch assez ambitieux créée par Michael Amo (The Listener, Le transporteur la série) nous plongeant entre religion et mafia au fond du Canada. Dans la communauté Mennonite (chrétiens évangélistes anabaptistes), Pure tente alors de se faire un chemin compliqué. En effet, ce n’est pas facile de raconter la vie d’une communauté religieuse. Comme cela peut être le cas avec les mormons ou encore les amishs aux Etats-Unis. Rare sont les séries et films qui sont arrivés à nous marquer sur le sujet. Par chance, Pure est basée sur des faits réels, ce qui rend le tout un peu plus crédible. En effet, il se raconte que des mennonites ont aidé la mafia à faire passer de la drogue au Canada depuis le Mexique en utilisant des moyens originaux. Michael Amo tente ici de nous présenter dans ce premier épisode les enjeux de sa série et ils sont pour le moins plutôt ambitieux (même si tout n’est pas réussi pour autant). La série, décrite par certains comme le Breaking Bad se déroulant dans une secte chrétienne, n’a pas encore le charme et les atouts de la série d’AMC mais elle tente de nous impliquer au mieux dans son histoire. L’enjeu ici était de trouver quelqu’un de suffisamment charismatique pour incarner Noah Funk, comme cela a été le cas pour le héros de Breaking Bad.

Noah Funk, pasteur mennonite, est déterminé à débarrasser sa communauté des trafiquants de drogue en dénonçant un autre mennonite à la police. Mais au lieu de résoudre le problème, les actions de Noah se retournent contre lui et Eli Voss, leader du groupe de mafieux, lui lance un ultimatum : pour protéger sa famille, le pasteur doit s'impliquer dans leurs opérations illégales. Noé décide que s'il doit travailler pour la mafia, il recueillera secrètement suffisamment de preuves pour démanteler l'organisation.

Pour le coup, je trouve que le casting est suffisamment réussi pour nous impliquer au mieux dans cette aventure. En effet, Ryan Robbins (Arrow, Continuum) parvient à donner à son personnage les clés d’une certaine réussite sans pour autant tout dévoiler de sa personnalité d’un coup d’un seul. Le personnage sait alors rester mystérieux mais aussi fort. D’un point de vue religieux, je ne connaissais pas le mouvement mennonite avant d’apprendre son existence dans Pure. J’ai alors fait quelques recherches afin de comprendre un peu mieux cette communauté dont personne ne parle (alors qu’il y a des histoires cachées dessus). Mais ce que Pure tente de faire en nous présentant cette communauté fonctionne suffisamment pour donner envie de voir la suite. Du point de vue mafieux, Pure génère quelques clichés du genre afin de rendre les méchants… méchants, ce qui dans un sens est un peu dommage. Si les pistes développées durant cet épisode semblent intéressantes, Pure va devoir confirmer rapidement pour ne pas tomber dans l’oubli. Dans un monde où il y a de plus en plus de séries, Pure a l’avantage de parler de quelque chose d’original. Michael Amo tente d’utiliser un ton particulier, plus rugueux que la plupart des séries canadiennes (notamment aidé par la mise en scène) mais attention à ne pas tomber dans trop de clichés et dans la surenchère. Les prochains épisodes devraient donc me mettre d’accord ou non. Affaire à suivre…

Note : 5/10. En bref, un pitch ambitieux et une série racontant une histoire originale.

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