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Longmire (Saison 5, 10 épisodes) : Walt vs. le reste du monde

7 Janvier 2017 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Longmire


Alors que Netflix a annoncé le renouvellement de Longmire pour une saison 6 qui sera également la dernière et qui est prévue pour courant 2017, la saison 5 semblait déjà nous préparer à ce qui semblait être le couperet final. Bien entendu que je suis un peu déçu que cela s’arrête après six années de bons et loyaux services mais d’un autre côté, Netflix a permis à Longmire d’avoir 3 saisons de plus après que A&E ait annulé la série. Quoi qu’il en soit, cette saison 5 reste plus ou moins dans la lignée des précédentes, proposant toujours des intrigues qui permettent de plonger dans le passé de notre héros. Peut-être encore plus cette année que les années précédentes. On reprend l’histoire là où on l’avait laissé à la fin de la saison précédente et le rythme ne retombe pas comme un soufflé, car la série sait rester égale à ses principes de départ. Ce qui est appréciable. Ce que j’aime bien avec Longmire c’est le fait que notre héros n’est pas vraiment un homme moderne. Il vit au fond dans un autre temps comme s’il était forcé de s’accoutumer à la vie moderne. C’est un contraste qui a toujours été séduisant dans Longmire et la série continue d’en faire son fer de lance. Si la saison cherche rapidement à donner une conclusion à certaines intrigues, on se rend rapidement compte de la capacité de Longmire à réellement proposer quelque chose de neuf.

Walt est alors de plus en plus mis à part. A la fois car il est déphasé par rapport à la vie qu’il mène, l’époque dans laquelle il se retrouve, et les relations toujours compliquées avec ses pairs. La série cherche réellement à changer la dynamique autour de Walt. En isolant le personnage, parvient à parler de la difficulté de garder une certaine unité dans une vie cabossée où le héros n’a de cesse d’enchaîner les déconvenues. Certains passages de la saison sont assez riches en émotion, en grande partie car Longmire a une mécanique qui lui permet de prendre le temps de se poser avec ses personnages. Alors que ceux que Walt a aidé pendant toutes ces années sont en train de vivre leur vie de leur côté, ce qui m’a le plus intéressé cette année c’est le personnage de Vic. Katee Sackhoff délivre d’ailleurs une très jolie scène au début de l’épisode 5.08 avec Robert Taylor. Cette scène n’a au fond rien d’exceptionnel, mais le moment et ce qu’il implique forgent l’intérêt de la série à ce moment là. Vic est depuis le début un soutien intéressant pour Walt, mais dans cette saison Longmire choisit de l’envoyer dans une direction différente, l’éloignant volontairement de celui qui a été pour elle une sorte de mentor.

La saison évolue de façon à mettre petit à petit Walt en conflit avec les choix des gens qu’il aime. Que cela soit Henry ou encore Cady à la fin de la saison, tout cela permet de créer une confrontation qui apporte des enjeux dramatiques importants à Longmire. Je crois que cela permet également à ces deux personnages de grandir et de sortir des sentiers battus que l’on a déjà vu depuis le début de la saison. Walt de son côté ne cherche pas à évoluer et cette saison veut lui permettre de prendre conscience du besoin de vivre avec son temps et de ne pas rester dans le passé. Les convictions que Walt portait au début ne sont aujourd’hui plus valables. On sent également que la fin est réellement bien préparée avec cette saison. J’ai vécu Longmire cette année comme si elle cherchait à faire une saison de transition (et donc comme si le renouvellement pour une saison finale était déjà acté avant même que les scénaristes n’écrivent cette saison). Petit à petit Longmire a également abandonné la formule afin de créer des intrigues beaucoup plus ambitieuses à suivre sur la saison dans son intégralité (et pas au rythme hebdomadaire). Ce sentiment permet de changer aussi la structure de la série et ce qu’elle peut raconter. Cela donne plus de place aux personnages et à ce qu’ils vivent tant d’un point de vue professionnel que personnel.

C’est dans ce genre de situations que l’on se rend compte que Longmire est une bien belle série qui n’a pas eu la place qu’elle méritait dans le panthéon de certains sériephiles. En s’offrant un charme différent, la saison propose donc au téléspectateur de redécouvrir une série qui mérite vraiment le coup d’oeil.

Note : 7/10. En bref, une solide saison, intelligente et menée de façon à confronter son héros face au reste de son monde.

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Mingh 07/07/2017 18:42

J'apprécie votre point de vue sur Longmire et attend la dernière étape, avec amertume. Il y avait encore de nombreuses possibilités à exploiter dans la série de Craig Johnson. Dommage... Mais il restera les bouquins pour les aficionados !