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No Tomorrow (Saison 1, 13 épisodes) : l’amour et ses lendemains

18 Janvier 2017 , Rédigé par delromainzika Publié dans #No Tomorrow

No Tomorrow (Saison 1, 13 épisodes) : l’amour et ses lendemains


The CW, en lançant No Tomorrow, cherchait probablement une série légère dans la veine de ce qu’elle a proposé avec Crazy Ex Girlfriend et Jane the Virgin. Sauf que No Tomorrow n’a pas la même folie. C’est sympathique, mais pas brillant. La série évolue sympathiquement, mais elle n’arrive jamais à surpasser les prémices de départ. Le premier épisode était sympathique, sans être brillant mais laissait imaginer une série complètement différente. Le résultat est bien différent de ce que j’avais espéré. La série n’est pas aussi forte que les autres séries que l’on a pu voir ces dernières années dans un registre similaire sur The CW. Certes, No Tomorrow a un avantage : son casting. Il est solide et parvient à nous faire apprécier le duo. C’est pour ça que l’on a envie de suivre les aventures de ces deux là et que j’ai été au bout de la saison malgré un emploi du temps déjà bien chargé. De plus, il y a un petit angle dramatique plutôt bien développé alors que je ne m’y attendais pas du tout au premier abord. Tori Anderson est une héroïne qui a un charme, un charisme aussi, qui se fait discrète mais qui parvient à apporter un peu de lumière dans un monde de séries assez sombres et brutales. Après tout, les séries ces dernières années ont tendances à se concentrer sur des choses plus sombres que lumineuses et joyeuses.

No Tomorrow n’est pas toujours une série joyeuse pour autant non plus. Tori Anderson, que j’avais pu découvrir dans The L.A. Complex (une ancienne série co-produite entre le Canada et The CW) est donc celle qui fait fonctionner le mieux cette série. Puis nous avons Jonathan Langdon, son « penchant » masculin qui lui aussi s’avère être un atout dans cette série et permet de réellement équilibrer les choses. Les aventures romantiques en série ne sont pas toujours faciles à conter dans le sens où il faut un enrobage suffisamment solide pour prendre réellement du plaisir devant. Par ailleurs, nous avons Joshua Sasse (Galavant) qui a lui aussi un certain charme mais son charme n’opère pas autant dans No Tomorrow qu’il n’opérait dans Galavant. Il reste un pilier important de la série et ne s’en sort pas trop mal mais son personnage de Xavier n’est pas toujours aussi passionnant que l’on ne pouvait l’espérer. Ce léger problème d’équilibre qu’il y a entre les deux « héros » de No Tomorrow m’a posé un petit problème. Des épisodes comme « No Rest for the Weary » mettent en scène les faiblesses de No Tomorrow et la série ne sait pas trop comment s’en dépatouiller. Alors certes, globalement elle reste sympathique et je n’ai pas trop à redire là dessus mais il manque un ingrédient pour que l’on se sente complètement à l’aise face à la série.

Je ne reviens jamais chaque semaine avec l’envie de voir la suite rapidement. No Tomorrow reste donc une série feel-good devant laquelle on est uniquement là pour passer de bons moments légers qui n’auront pas de grandes conséquences. Ce n’est pas le genre de séries que l’on va retenir à la fin de la saison comme l’une des meilleures, ni même comme une série qui a voulu bousculer grand chose. Si je comprends que The CW ait décidé de donner une chance à No Tomorrow, la série n’était pas vraiment au sommet de son art. Ils auraient pu probablement faire mieux, en se donnant un peu plus dans le caractère des personnages secondaires. Ceux-ci ne sont pas mauvais mais encore une fois, No Tomorrow apparaît comme une série bien trop pâle et lisse par rapport à ce que The CW avait pour habitude de proposer dans le feel-good ces dernières années. Le brin de comédie qui plane au dessus de No Tomorrow reste agréable et il n’y a finalement pas grand chose à redire mais aussi pas grand chose à retenir. Le dernier épisode de la saison est en soi plutôt bon, offrant une possibilité de suite (si jamais The CW décidait d’en commander plus, ce dont je doute réellement) mais pas en motivant vraiment le téléspectateur à avoir l’envie d’en voir beaucoup plus et c’est là où les choses ne fonctionnent pas vraiment comme on aurait pu le souhaiter.

Note : 5/10. En bref, une série agréable mais pas remarquable qui ne laissera à la fin de la saison mais de souvenir impérissable si ce n’est celui d’une petite comédie dramatique et romantique légère sans prétention.

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