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The Good Place (Saison 1, 13 épisodes) : l’enfer au paradis

23 Janvier 2017 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Good Place

The Good Place (Saison 1, 13 épisodes) : l’enfer au paradis


Après la mort de notre héroïne au début de la saison, elle s’est retrouvée dans ce qui reste une nouvelle vision de la vie après la mort. Si au premier abord cette comédie reste assez folle, elle a aussi un grain dramatique qui lui donne tout son charme. Michael Schur, plus connu pour avoir créé Brooklyn Nine-Nine (FOX) et Parks & Recreation (NBC), se retrouve ici avec une série qui sort des sentiers battus. Cette comédie, en laquelle NBC a beaucoup misé cette année, est une aventure rocambolesque et touchante à la fois. Disons qu’au fil des épisodes on s’attache et l’on se sent bien qu’il y a bien plus derrière cette comédie qu’une allégorie de la vie après la mort. C’est beaucoup plus que ça et le résultat est étonnant, jusqu’à ce double épisode final, explosif et brillant, qui laisse la série dans une situation qui pourrait bien chambouler complètement ce que l’on aurait pu imaginer pour la saison 2. Cette première saison est rythmée et ne laisse jamais de temps au hasard. Grâce à un casting solide (Kristen Bell et Ted Danson sont succulents), The Good Place parvient à surprendre le téléspectateur en quête de comédies nouvelles. Et je pense que l’on avait réellement besoin de ça. Ils ont des rôles en or et savent en faire quelque chose.

Les relations entre les personnages sont savamment orchestrées et c’est ainsi que l’on retrouve chacun des acteurs de la série à la bonne place pour reprendre le titre de la série et en faire quelque chose. Dans cet univers coloré et bourré de choses et d’autres, The Good Place ne laisse pas de répit au téléspectateur. Cette aventure après la mort, aseptisée de la vision que l’on a de l’au delà imposée par la religion, nous sommes égayés par les couleurs, les personnages et l’envie de raconter d’autres choses. Dans l’écriture, The Good Place sait être une bonne comédie. Michael Schur connaît cet univers là pour l’avoir travaillé avec raffinement pendant des années. Ses deux créations sont de belles réussites et puis après avoir fait ses armes dans The Office (dans laquelle il a même joué un petit rôle), il a trouvé ici encore quelque chose de neuf à raconter. Cela sort de la sempiternelle comédie de bureau, un genre de prédilection pour lui. Même si le monde de The Good Place est plus ou moins confiné (et qu’il retrouve donc ses armes) le résultat est assez étonnant. La série parvient à créer un univers palpitant avec peu de choses.

Au fond, The Good Place repose sur des bases assez simples. Sa capacité à produire des surprises reste donc son meilleur atout. Accessoirement, The Good Place ressemble un peu à une comédie qui pourrait sortir tout droit des années 90. C’est un atout car au fond je crois que l’on avait besoin d’un brin de nostalgie. A certains moments, The Good Place fait écho à d’autres comédies comme Unbreakable Kimmy Schmidt (de Tina Fey, Netflix) mais sa folie douce laisse aussi place à d’autres références (Pushing Daisies, de Bryan Fuller, ABC). Kristen Bell continue de briller. Je crois qu’il n’y a pas un seul rôle qu’elle n’a pas aidé à rendre encore meilleur. Dans House of Lies, elle était l’un des rares trucs qui me donnait envie de poursuivre l’aventure et dans Veronica Mars, elle était la glu qui permettait à la série de réellement fonctionner. Son passage dans le monde des comédies lui va comme un gant. Il en va de même pour Ted Danson que je préfère dans le registre comique que dans le registre procédurier (il a officié dans CSI pendant plusieurs années). Je me souviens de Bored to Death dans laquelle il a toujours brillé et dans laquelle j’ai réellement pu le découvrir. Ici, il continue d’offrir d’autres traits de sa personnalité d’acteur au grand jour pour le plus grand plaisir d’un téléspectateur avide de choses qui sortent du commun.

Les secondaires sont eux aussi très bons, notamment car Michael Schur a toujours su créer par le passé des personnages secondaires remarquables. Dans Brooklyn Nine-Nine ce sont souvent les secondaires (comme celui incarné par Terry Crews) qui font le show et dont on se souvient le mieux. Je me demandais au milieu de la saison comment The Good Place pourrait réussir à garder le cap dans la seconde saison et je crois que les deux derniers épisodes de la saison ont apporté la réponse que j’attendais. Le twist final de la saison est tout de même sacrément farfelu mais c’est aussi pour ça que je l’ai apprécié. Surtout que le twist va complètement changer la vision que l’on a des choses dans The Good Place, un peu comme le twist final de Usual Suspects finalement. The Good Place prépare clairement la saison 2 avec cette fin de saison et le dernier épisode est vraiment la plus belle surprise.

Note : 9/10. En bref, une brillante comédie du début à la fin, sans temps mort se terminant sur un twist étonnant.

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