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StartUp (Saison 1, 10 épisodes) : les vices de Miami

15 Février 2017 , Rédigé par delromainzika Publié dans #StartUp

StartUp (Saison 1, 10 épisodes) : les vices de Miami


Crackle aime bien ce genre de petites séries qui ne reculent devant rien afin de nous séduire. Il y a donc ce qu’il faut de sexe, de meurtres, d’histoires d’argent, et de personnages mystérieux pour tenir jusqu’au bout des dix épisodes sans trop de problèmes. Bien entendu, StartUp n’est pas exceptionnelle mais cela reste un divertissement qui sait être efficace à sa façon, utilisant un brin du noir pour tenter de créer une ambiance particulière qui lui est d’ailleurs salutaire. La façon dont StartUp met en scène Miami change un peu de certaines séries (notamment Shut Eye dernièrement sur Hulu) et le résultat est suffisamment solide. Le premier épisode est un peu simpliste, facile même, et nous donne l’impression que StartUp n’a rien à offrir de plus. Cependant, dès que l’on prend le temps de se pencher un peu plus sur ce que la série nous raconte, on se demande si au fond elle ne cherche pas juste à devenir le The Wire de Miami. C’est un univers riche avec tout un tas d’histoires et de retournements de situation mais l’avantage de StartUp est que l’on voit uniquement tout au travers des yeux des personnages principaux. Ainsi, rien n’est vraiment laissé au hasard. Que cela soit des accords avec des banques ou encore des histoires d’échanges de tirs, la série aime jouer avec nous et ça lui réussi plutôt pas mal. Le fait que StartUp nous permette de connaître qu’une poignée de gens dans la série permet de tenir la série en même temps qu’elle peut dépenser son budget dans d’autres choses et notamment la variété des lieux.

D’ailleurs, le fait qu’il n’y ait que quelques personnages permet également d’éviter à StartUp de tomber sous le poids de l’ambition qu’elle cherche à démontrer. La série excelle dans sa façon de faire un tout avec l’ensemble des sous-cultures qui sont dépeintes, sans compter qu’il y a les rêves de chacun des protagonistes et des menaces qui vont être menées en travers de leur chemin. Par ailleurs, si StartUp permet de mettre en scène une histoire de nouvelle monnaie révolutionnaire créé par Izzy (incarnée par Otmara Marrero), qu’elle a passé sept ans à développer, StartUp pourrait alors ressembler à l’histoire du Bitcoin. Mais ce n’est pas totalement ça pour autant non plus. Quoi qu’il en soit, nous avons aussi Nick (incarné par Adam Brody) et puis l’agent Phil Rask (incarné par Martin Freeman) qui plus le temps passe va devenir une vraie menace. D’ailleurs, Martin Freeman n’a pas spécialement le rôle dont on aurait pu rêver. Son personnage n’est pas mauvais mais il n’a peut-être pas la place qu’il mérite vraiment. L’acteur est talentueux et ses apparitions sont sympathiques mais j’aurais vraiment apprécié que StartUp fasse quelque chose de légèrement différent. Par ailleurs, StartUp ne veut pas devenir une version moderne de Halt and Catch Fire en examinant le stress et les problèmes de la naissance d’une toute nouvelle technologie dans un monde qui accepte difficilement le changement.

Du coup, ce qui rend StartUp vraiment accrocheuse c’est plutôt son côté soap-esque qu’elle distille au fil des épisodes à sa façon et intelligemment. Bien entendu, c’est aussi dans ce genre de moments que le personnage de Martin Freeman prend tout son sens même s’il n’est peut-être pas autant à la hauteur que j’avais envie de l’espérer au premier abord. L’entrée dans le monde du crime organisé à Miami au travers du personnage de Ronald (incarné par Edi Gathegi) est un peu étrange. Au début StartUp enchaîne alors quelques clichés du genre avant de transformer le personnage de Ronald afin d’en faire quelque chose de légèrement différent mais de beaucoup plus intéressant. Le trio que la série monte petit à petit avec Ronald, Nick et Izzy parvient à tenir les rennes de la série à sa façon, sans trop de difficulté. Si StartUp joue aussi sur certains clichés qui ne valent pas la peine, elle tente de raconter aussi l’histoire de chacun des personnages à sa façon, sans prendre trop de gants ce qui n’est pas plus mal pour l’action qui est menée. Finalement, StartUp se déguste petit à petit avec quelques bonnes surprises ici et là, ce qui dans un sens n’est pas plus mal. Je n’en attendais pas moins de la part de la série et bien que les faiblesses de la série soient assez familières et typiques de ce genre de série, cela n’empêche pas de passer un bon moment.

Note : 5.5/10. En bref, si StartUp ne sera probablement jamais The Wire, la tentative reste intéressante.

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