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Critique Ciné : Les Figures de l'Ombre (2017)

16 Mars 2017 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : Les Figures de l'Ombre (2017)

Les Figures de l’Ombre // De Theodore Melfi. Avec Taraji P. Henson, Kevin Costner et Octavia Spencer.


Adapté du roman de Margot Lee Shetterly du même nom et racontant une histoire vraie, Les Figures de l’Ombre est un petit film qui ne mange pas de pain mais qui parient à créer de l’émotion et à parler d’un problème de l’époque. Theodore Melfi (St Vincent) en est alors à son troisième long métrage et bien qu’il n’y ait rien de vraiment exceptionnel dans la mise en scène, assez académique, c’est l’histoire qui nous donne envie d’aller jusqu’au bout sans problème. Si le cinéma aime bien rendre un hommage aux gens connus, il y a aussi les personnages de l’ombre qui sont mis à l’honneur au cinéma. C’est le cas avec Les Figures de l’Ombre, l’histoire de ces femmes afro-américaines en pleine ségrégation qui vont permettre de faire bouger les choses petit à petit dans un pays qui ne veut pas du changement de ce point de vue là. Le film est très intelligent, créant des parallèles avec l’Histoire en elle-même. Mais même si le film est donc assez classique dans son ensemble, ce n’est pas un problème dans le sens où le trio d’actrice et notamment Taraji P. Henson parvient à briller du début à la fin. Cette dernière, qui est l’un des rares atouts actuels de la série Empire, démontre ici une autre facette de sa personnalité. L’actrice est capable d’incarner bien des choses variées. Déjà dans Person of Interest je l’aimais beaucoup mais après Les Figures de l’Ombre je suis encore capable de l’adorer.

Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn.

Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran.

L’histoire vraie de ces femmes va tout de même plus loin que les simples revendications. C’est aussi un film sur une période charnière de l’Histoire des Etats-Unis : la conquête spatiale et cette compétition qu’il y avait avec la Russie pour envoyer le premier homme dans l’Espace et le premier homme sur la Lune. Sauf que ces femmes sont afro-américaines et qu’il est difficile de se faire entendre en pleine ségrégation sévissant encore dans l’Etat de Virginie. En 1962, la Virginie était un état assez raciste finalement mais ces femmes vont permettre de faire avancer les choses. L’un des meilleurs moments est sûrement le face à face entre l’un des personnages et le juge afin de pouvoir prendre des cours dans une école de blancs. C’est l’une des scènes qui m’a le plus marqué et c’est assez bizarre car il y a bien d’autres moments. Notamment émotionnels comme la demande en mariage ou encore le moment où notre Octavia Spencer préférée devient responsable, comme elle l’a toujours rêvée. Le casting est donc très réussi dans un téléfilm de luxe qui n’apporte rien de vraiment neuf dans le monde de la mise en scène mais qui nous raconte une belle histoire du début à la fin. Il n’y a rien de mal à aller voir des téléfilms de luxe au cinéma. Après tout, celui-ci fonctionne.

Note : 6.5/10. En bref, une belle histoire.

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