Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critiques Séries : The Good Fight. Saison 1. Episodes 4 et 5.

23 Mars 2017 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Good Fight

Critiques Séries : The Good Fight. Saison 1. Episodes 4 et 5.

The Good Fight // Saison 1. Episodes 4 et 5. Henceforth Known as Property / Stoppable : Requiem for an airdate.


Je crois qu’il était inévitable que The Good Fight devienne une bonne série. C’est aussi bon que The Good Wife, mais pas le The Good Wife de ses deux dernières saisons, le The Good Wife de ses heures de gloire. La série fait revenir des personnages connus de la série mère dans le spin off et même si des trucs ont changé et que l’environnement est loin d’être le même, au fond il y a plein de trucs qui ne font que jouer sur notre nostalgie (si tant est qu’elle existe). Du coup, la série faite revenir le personnage de Matthew Perry (Friends) sous les traits de Mike Kresteva. S’il était excellent dans The Good Wife, il l’est tout autant dans The Good Fight. Et c’est ça qui est assez fou, de nous laisser imaginer que même si les choses n’ont pas changé, elles ont bel et bien changé. Kresteva est un bon vilain, qui est pavé de bonnes intentions au premier abord, alors que l’on sait pertinemment qu’il n’est pas là pour jouer de la flute, uniquement pour charger ceux à qui il a envie de la faire à l’envers. Dans cet épisode, la série parvient à créer un lien entre son histoire avec Kresteva et l’histoire de Maia. C’est assez étrange mais très bien fichu là aussi. Marissa apprend à Maia qu’un compte Twitter fake d’elle-même est en train de raconter tout un tas de salades sur le scandale de ses parents.

Et forcément, l’histoire parvient à rappeler aussi le lien étroit que The Good Fight a avec la société actuelle et les conséquences de notre monde moderne. The Good Fight comme The Good Wife en son temps sont des séries engagées, comme les séries judiciaires de David E. Kelley pouvaient l’être quand ce dernier était encore un bon scénariste du genre (Goliath, sa dernière création du genre était une vraie déception même si Billy Bob Thornton était très bon). Quoi qu’il en soit, The Good Fight sait jouer avec nous, jouer avec ses personnages multiples et ses intrigues à tiroirs tout aussi multiples. Ce que j’apprécie aussi avec The Good Fight c’est cette façon que la série a de faire perdre ses personnages lors de procès. Dans The Good Wife c’était très rare alors qu’ici, c’est différent. Cela fait partie des variations que la série tente d’apporter par rapport à la série mère. La série démontre qu’elle n’est pas prête de s’arrêter en si bon chemin. Je dirais même que « Stoppable : Requiem for an Airdate » ne porte pas très bien son nom. Ce n’est pas une série que l’on peut arrêter, encore moins dans ce qu’elle cherche à faire et à aborder comme sujets. Je pense que le titre est une référence directe à ce fameux épisode de New York Unité Spéciale moquant Trump qui n’a jamais été diffusé (et ne sera probablement jamais diffusé).

Et l’épisode de SVU que NBC a finalement refusé de diffuser s’appelait « Unstoppable ». Reddick, Boseman & Kolstad prennent alors le cas d’une chaîne de télévision qui poursuit un scénariste de l’une de ces séries de Chicago qui a écrit un épisode sur un personnage ressemblant à … Trump. Ce personnage se retrouvait avec des charges de viol et le scénariste a alors mis l’épisode en ligne après qu’ils aient décidé de ne pas le diffuser. Cet épisode est plus meta que jamais, et une référence à la fois drôle et intelligent qui permet de poser la question de la liberté des chaînes de télévision de parler de la politique du pays. Ou en tout cas de parler des gens qui la dirige. Je pense que l’une des grandes réussites de cet épisode vient du fait que les scénaristes ne cherchent pas à se baser uniquement sur une affaire qui peut faire parler de The Good Fight et ramener sur le devant de la scène l’histoire d’un épisode que tout le monde a forcément envie de voir. Imaginez NBC décidait de diffuser cet épisode, il ferrait probablement la meilleure audience de la chaîne depuis plusieurs années pour une série. Ce serait presque logique, ou bien un record historique pour New York Unité Spéciale. Peu importe, mais The Good Fight a réussi à reprendre cette affaire à sa sauce comme elle sait le faire depuis des années.

Cet épisode est par ailleurs très dense, probablement le plus dense de toute l’histoire de The Good Fight pour le moment. Il y a des choses qui se construisent pour la suite de la saison, la narration est complexe et l’on retrouve toujours notre très cher Kresteva dans les parages dont le retour dans l’épisode précédent était finalement une très bonne chose. Finalement, cet épisode est peut-être bien l’un des meilleurs trucs que j’ai vu depuis un bout de temps, notamment dans The Good Wife. Cette dernière avait du mal ces dernières années mais les King sont en train de démontrer que le problème ce n’était pas l’univers de The Good Wife mais son héroïne qui n’avait plus rien à raconter. On retrouve nos repères, avec le retour de personnages comme Gary Cole ou encore Elsbeth qui est toujours fun et un personnage dont même The Good Fight ne pourrait pas se passer. Peu importe ce qu’elle pense.

Note : 9/10 et 10/10. En bref, The Good Fight continue de briller.

Commenter cet article