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Critiques Séries : Guerrilla. Mini-series. Part 1.

25 Avril 2017 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Guerrilla

Critiques Séries : Guerrilla. Mini-series. Part 1.

Guerilla // Mini-series. Part 1.


Quand Showtime se lance dans les mini-séries historiques, cela donne Guerilla. Qui de mieux pour raconter cette histoire que John Ridley. Ce dernier, connu pour avoir écrit 12 Years a Slave ou encore pour avoir créé l’excellente American Crime, propose ici une histoire qui lui sied bien. Qui de mieux que lui pour raconter le « Black Power » des années 70 ? Ce n’est donc pas une grande surprise à laquelle on assiste avec ce premier épisode. Bien au contraire, Guerilla ressemble pile poil à ce que l’on peut attendre d’une fiction menée par John Ridley. On retrouve ses codes et sa façon d’écrire. C’est une sorte de micro-étude sur le radicalisme au Royaume-Uni au début des années 70. On sent que John Ridley est très renseigné sur ce qu’il tente de découdre avec cette mini-série. On suit alors l’histoire de Jas et Marcus, des amoureux transits, qui aiment bien aider le « black power » mais qui n’ont pas encore fait grand chose sur le plan de l’action sur le terrain. Quand un ami à eux est tué par la police, elles vont alors devenir de vrais révolutionnaires, et en guise de premier acte décident de faire sortir de prison le radicaliste Dhari (incarné par un Nathalie Martello-White brillant). Tout cela plonge les personnages et le téléspectateur dans un monde de causes révolutionnaires soigneusement racontées avec l’élégance d’écriture que l’on connaît au scénariste.

L'histoire d'amour d'un couple engagé en politique dont la relation amoureuse et les valeurs sont remises en cause lorsqu'ils libèrent un prisonnier politique et forment une cellule underground dans le Londres des années 70 en plein "Black Power".

Parler de racisme n’est clairement pas ce qu’il y a de plus simple. John Ridley met toute son énergie dans le récit. Tout se passe de façon rapide alors que les dialogues permettent de plonger dans la vie de chacun des personnages intelligemment. L’intelligence de Guerilla est d’avoir su créer quelque chose sur un sujet complexe et de poser des questions intelligemment. Si à certains moments Guerilla ressemble à une version historique de American Crime, ce n’est pas totalement le cas. En effet, la série se base ici sur des faits réels qui se sont déroulés à Londres dans les années 70. La série s’implique d’un point de vue politique et tente de raconter l’histoire de ces mouvements qui ont permis de faire évoluer la société dans une nouvelle direction. La série s’intéresse également à la violence policière vis-à-vis de la race. J’ai trouvé tout cela assez intéressant dans son ensemble. Surtout que Guerilla prend le temps de nous offrir pas mal de bonnes surprises. C’est rythmé et pourtant la série prend aussi le temps de faire tout un tas d’autres choses. La série se construit sur des climax, des moments importants qui permettent de faire drastiquement évoluer l’histoire et ses protagonistes. Ainsi, une fois de plus John Ridley brille et nous offrir un joli spectacle. En espérant que les 5 épisodes suivants sont de la même facture.

Note : 8/10. En bref, une belle série.

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