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Trial and Error (Saison 1, 13 épisodes) : présumé innocent

22 Avril 2017 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Trial and Error

Trial and Error (Saison 1, 13 épisodes) : présumé innocent


Faire une comédie judiciaire, ce n’était pas ce qu’il y avait de plus facile. surtout quand une bonne partie de l’histoire de la saison se concentre sur un procès. L’inspiration de la première saison de Trial and Error fût The Staircase, ces documentaires racontant des histoires de crimes. Les bases de Trial and Error sont loin d’être drôles. Comme dans The Staircase, un académisme excentrique (incarné par John Lithgow) est suspecté du meurtre de sa femme et les preuves se sont accumulées contre lui et il va donc être difficile de s’en sortir. John Lithgow est un choix de casting plus inspiré que jamais dans le rôle de ce personnage étonnamment drôle malgré le sujet si peu drôle dont parle Trial and Error. Il ne peut s’empêcher de dire des choses qui donnent toujours l’impression que c’est lui qui a tué Margaret de sang froid. Sa façon de parler est l’un des meilleurs éléments de Trial and Error car dans ce genre de moments on se rend compte çà quel point c’est une comédie piquante qui n’a pas peur de raconter tout un tas de choses, quitte à démonter le système judiciaire américain en lui-même. Alors que Trial and Error avance, les personnages et les intrigues évoluent eux aussi. Je dois avouer que de ce point de vue là, ce n’est pas plus mal et qu’il y a énormément de potentiel pour la suite de la saison.

Les personnages sont tous plus farfelus les uns que les autres dans leur façon de faire. Trial and Error n’est pas là pour se prendre au sérieux et cela se ressent. Mais au fond, ce n’est pas plus mal puisque cela nous permet justement de passer un agréable moment à chaque épisode. Avec 13 épisodes à son actif, la série a su démontrer quelque chose et surtout que le mockumentary est loin d’être mort. Après tout, cela aurait très bien pu très mal se terminer et surtout ne pas réussir à être drôle. Par chance, c’est tout le contraire qui s’est passé avec Trial and Error. Ce qui fonctionne en grande partie dans cette série c’est bel et bien la prestation de Lithgow. Ce dernier est le coeur battant de Trial and Error et jusqu’au bout, sa façon d’incarner l’humour du personnage est brillant. Il y a de tout dans cette série, que cela soit une intrigue qui tient la route, du comique de situation, des dialogues funs, etc. Il y a tellement de choses séduisantes là dedans mine de rien que je n’en attendais pas mieux. La série a une façon bien à elle de nous introduire tout un tas de personnages farfelus. Notamment Josh et Jeremiah, ou même Josie. Ce sont des personnages qui participent à créer l’identité de la série, comme d’autres dans Parks & Recreation. Car même un second rôle est important.

Si le twist final et donc la révélation au sujet du meurtre de Margaret (incarnée par Andie McDowell) reste dans l’esprit de Trial and Error, je ne m’attendais pas nécessairement à ce que cela se déroule dans ce sens là. A l’issue de la saison il y a déjà un nouveau potentiel procès qui arrive pour notre fine équipe et je serais déçu si NBC ne donnait pas de seconde chance à Trial and Error. Je pense vraiment que cette série mérite pleinement de revenir pour la simple et bonne raison qu’elle apporte un vrai truc en plus. Cette folie que la série vient nous proposer n’est pas quelque chose que l’on a l’impression de voir des dizaines de fois. Jeff Astrof et Matt Miller avaient une vision tous les deux de l’univers qu’ils tentent de dépeindre ici qui me plaît. Trial and Error aura su créer un environnement farfelu car rien que le bureau et ses animaux empaillés est déjà rien que ça un grand moment. Car cela participe à nous faire passer un agréable moment. En tout cas, je reste persuadé qu’il y a des tas de choses à faire avec un tel sujet et les inspirations sont bonnes. Que cela soit du point de vue de The Staircase qui a inspiré le cas de la saison, ou encore Parks & Recreation que j’ai assez souvent l’impression de retrouver dans la folie douce de Trial and Error.

Note : 7/10. En bref, une agréable surprise.

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