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Critiques Séries : The Good Fight. Saison 1. Episodes 8, 9 et 10.

13 Mai 2017 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Good Fight

Critiques Séries : The Good Fight. Saison 1. Episodes 8, 9 et 10.

The Good Fight // Saison 1. Episodes 8, 9 et 10. Reddick V Boseman / Self Condemned / Chaos.
SEASON FINALE


Ici s’arrête la première saison de The Good Fight. Mais ça tombe bien car CBS a décidé de renouveler la série pour une seconde saison. Cela nous permet donc de voir que la série doit un minimum fonctionner. Avec « Reddick V Boseman », la série créé un conflit interne au sein de la firme. Cela pourrait être une bonne idée mais il n’y a pas vraiment de quoi sauter au plafond. L’épisode ne brille pas et ne sort pas du lot. Je trouve même ici que nous avons l’un des pires épisodes de cette première saison. Pourtant, la scène d’introduction était plutôt intéressante, explicite et explosive. Reddick représente le passé de la firme alors que Boseman veut l’emmener dans le futur. Si la firme peut tout de même utiliser ses leçons passées afin de se battre dans le présent, la façon dont de se battre a changé. En tout cas c’est comme ça que Barbara l’annonce quand elle donne son vote à la fin de l’épisode. Car pour Reddick les combats n’ont pas changé. Ils n’ont jamais changé. Tout est donc toujours pareil. Les changements de pouvoir dans une firme c’est quelque chose que The Good Wife a déjà fait et surtout en beaucoup mieux que ce qui nous est proposé dans cet épisode. Ce n’est pas comme si The Good Fight était le spin off de The Good Wife.

Mais en tant que spin off, il n’y a pas du tout le même coeur. La série raconte autre chose tout en restant proche de l’original. Mais ce n’est pas The Good Wife. Afin de jouer la carte nostalgie, la série fait revenir un personnage du passé : Pastor Jeremiah. Ce dernier n’a jamais été mon personnage préféré et la série ne sait pas forcément plus quoi en faire dans cet épisode. L’histoire de cet épisode se concentre sur Paul qui annonce le pasteur de l’avoir violé. Du coup, Jeremiah a besoin de l’aide de notre fine équipe. Surtout quand en face Paul a engagé Gabe Kovak, un avocat qui n’a pas vraiment froid aux yeux. Dans cet épisode, The Good Fight parvient également à utiliser la technologie (le FitBit) comme une nouvelle façon de contrôler la vie de chacun. La surveillance, etc. a toujours été quelque chose que The Good Wife a dénoncé et The Good Fight fait encore la même chose. Afin de raconter un peu plus de choses sur ses personnages, The Good Fight se devait de donner un épisode à Maia. C’est ce qu’elle fait avec « Self Condemned ». L’épisode est construit de façon très simpliste. C’est ici l’avant dernier épisode de la saison et je trouve que cela joue à l’avantage de la série.

Cet épisode se déroule en plusieurs temps avec deux grandes intrigues différentes. Adrian et Diane se retrouvent sur une affaire de brutalité policière (ce qui permet de faire là aussi des échos au passé). Tout cela concerne Andrew Thoreau, le flic corrompu du cas de la semaine du pilote de la série qui avait rassemblé Adrian et Diane. Cette intrigue est très théâtrale et marque forcément un peu plus le téléspectateur. Surtout que c’est le retour de l’un de nos personnages favoris : Colin Sweeney, toujours incarné par un Dylan Baker efficace. Alors que j’adorais ce personnage dans The Good Wife, son apparition dans The Good Fight permet là aussi de créer un vrai pont entre les deux séries. Nous avons en parallèle l’histoire de Maia et Lucca. C’est une affaire beaucoup plus dynamique, plus efficace aussi que ce que l’on a avec Sweeney. Disons que Sweeney est là pour l’humour et la légèreté, alors que Maia et Lucca se concentrent sur une affaire qui a tout d’une vraie conspiration. Maia a alors un entretien avec Madeline, une agent du FBI incarnée par Jane Lynch. La séquence est solide, tout comme cet épisode globalement d’ailleurs. Sans compter que la série donne de la place à Maia et je pense sincèrement que cette dernière le méritait amplement.

S’en suit le « Chaos », dernier épisode de la saison. Dans cette partie de l’épisode les choses sont un brin différentes. Mais la scène d’ouverture de ce season finale brille. En grande partie une fois de plus The Good Fight a de l’expérience. Non pas en tant que The Good Fight, mais en tant que The Good Wife. Les King ont pu tester tellement de choses au fil des années qu’il n’y a pas à se demander pourquoi cette série fonctionne si bien. C’est aussi car il y a une maîtrise de sept ans auparavant. « Chaos » est un bon season finale. Pas seulement pour sa dynamique ou la place de ses personnages, mais aussi car il y a un sens inné là dedans. L’épisode est terriblement fluide et parvient à nous faire oublier la notion même de temps. Cet épisode est l’un des meilleurs de la saison en grande partie car The Good Fight sait très bien comment faire. La série fait en sorte de mêler toutes les intrigues de la saison. Notamment le scandale familial de la famille de Maia (et donc de son père). Et Barbara et Adrian, quand ils disent à Maia de devenir forte, ils ont raison. Puis nous avons aussi droit au retour de Dylan Stacks (incarné par Jason Biggs). Oui, le Mr Bitcoin de The Good Wife est bel et bien de retour. Quand Stacks arrive et annonce à Diane qu’un hacker a mis un malware sur son ordinateur afin de le faire accuser d’une sale affaire, c’est plutôt intéressant.

Tout cela permet aussi de jouer une fois de plus avec la paranoïa que les King aiment. Celle de la technologie. Cette technophobie est présente depuis longtemps dans l’univers des The Good. Finalement, cet épisode a droit à de jolis moments pour Diane ou encore Maia. On ne s’ennuie pas une seule seconde et le plaisir rester donc entier. Finalement, la première saison de The Good Fight aura été plutôt ambitieuse dans sa tentative de faire aussi bien que The Good Wife. Le tout en parlant également de politique, de sentiments et d’une critique acide de tout un tas de choses qui peuvent énerver les créateurs dans le monde actuel. « Chaos », le dernier épisode de la saison délivre parfaitement toutes les ambitions de la série. C’est excitant, politique, etc. et satisfaisant surtout. Mais ce que j’aimerais bien un jour dans The Good Fight c’est un procès de Alicia Florick, l’héroïne de la série mère. Cela pourrait très bien se dérouler dans l’univers de The Good Fight sans avoir besoin de faire revenir The Good Wife…

Note : 5/10, 8.5/10 et 9/10. En bref, fin de saison réussie pour The Good Fight.

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