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Critiques Séries : Twin Peaks. Saison 3. Episodes 3 et 4.

7 Juin 2017 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Twin Peaks

Critiques Séries : Twin Peaks. Saison 3. Episodes 3 et 4.

Twin Peaks // Saison 3. Episodes 3 et 4. The Return (Part 3 & 4).


Le côté très métaphorique de la série et son univers fantasmagorique me fascine. Ce que j’adore dans cette série c’est sa capacité à toujours transformer le monde que l’on connaît en un truc complètement différent. L’empreinte lynchienne est toujours présente et ce double épisode (ou quadruple épisode si l’on compte les deux premiers) est une preuve en tant que telle. La série continue de jouer sur la nostalgie, ne serait-ce que dans l’épisode 3.04 quand une photo de Laura Palmer parvient à créer un flot d’émotions. Mais les émotions dans Twin Peaks sont différentes de ce que l’on peut voir dans d’autres séries. Il en va de même pour tout ce qui se passe dans le casino, qui est tout de même un sacré grand moment pour Cooper. C’est fun et terriblement étrange, comme Twin Peaks veut l’être constamment. Au travers de ces deux épisodes, la série poursuit ce qu’elle a entrepris dans les deux premiers épisodes et parvient à utiliser intelligemment un univers qui n’a finalement pas tant vieilli que ça. L’histoire de départ de Twin Peaks est très différente de ce qu’elle tente de développer ici. Mais la série utilise ses personnages intelligemment, sans jamais tomber dans certains pièges trop faciles. C’est sans compter sur la scène des toilettes dans « The Return Part 4 ». Je crois que c’est « Part 4 » qui est le plus réussi, apportant toutes ces séquences métaphoriques que l’on pouvait vraiment adorer dans Twin Peaks.

Ces deux épisodes parviennent également à poursuivre le côté surréaliste du premier épisode, tout en ajoutant à cela la richesse de cet univers. Tout cela nous ramène également au coeur de Twin Peaks, à la fois du point de vue de la série et de la ville. Au fond, je pense que ces deux épisodes nous offrent la nostalgie dont on avait besoin et qui a toujours aussi bien fonctionné au fil des années. Comme Lucy et Andy, qui créent eux aussi tout un tas de séquences intéressantes dans un monde où il y a beaucoup plus de folies que l’on ne pourrait le croire au premier abord. Ces deux là nous offrent une sorte de vaudeville qui change complètement de ce que l’on peut voir ailleurs dans la série. Le retour abrupte de Cooper le rend incapable de faire quoi que ce soit. Il ne parle pas et ne bouge pas facilement. On pourrait croire que c’est une sorte de pantin, un robot. Comme quand il urine et que l’on pourrait croire que pour lui c’est une sorte d’agonie. Ou en tout cas une terrible surprise. Après avoir passé 26 ans dans la Red Room, on peut comprendre que tout cela n’est pas si facile que ça. C’est assez étonnant que Janey-E Jones (incarnée par Naomi Watts - connue de l’univers de Lynch pour avoir notamment joué dans Mulholland Drive) n’arrive pas à reconnaître le doppelgänger de son mari. On se rend surtout compte que Janey est préoccupée et qu’elle ne fait pas tant attention que ça à ce qui se passe.

Finalement, Twin Peaks continue de me fasciner par sa folie déconcertante et cette facilité qu’elle a de nous plonger dans ce monde fantaisiste. C’est plein de bonne nostalgie, plein de jolis clins d’oeil, et Kyle MacLachlan est vraiment fascinant. Il continue de briller dans ce rôle, c’est tout ce que l’on peut dire. Et en 26 ans, on n’a pas l’impression que Cooper a tant changé que ça alors que l’acteur l’incarne toujours de la meilleure des façons. J’espère que la suite de la saison sera d’un aussi bon acabit car la série le mérite amplement.

Note : 9/10 et 10/10. En bref, un retour aux sources et de la nostalgie teintée d’une certaine nouveauté. Réussi.

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