Critique Ciné : Baby Driver (2017)

Critique Ciné : Baby Driver (2017)

Baby Driver // De Edgar Wright. Avec Ansel Elgort, Kevin Spacey et Jon Hamm.


Edgar Wright, réalisateur des excellents Shaun of the Dead ou encore Scott Pilgrim s’essaye avec Baby Driver à un style légèrement différent mais qui entre complètement dans la lignée de sa filmographie. Le film est plus mature que ses précédents mais repose notamment sur un humour qu’il maîtrise à la perfection. Baby Driver est aussi son premier film tourné aux Etats-Unis donc un changement de style était peut-être nécessaire. En faisant muer son cinéma, le réalisateur démontre qu’il est aussi capable de tout un tas d’autres choses. Baby Driver a toutes les cartes en main pour devenir un film culte, comme Drive le deviendra également à sa façon, tout en y ajoutant une bonne dose de folie furieuse qui ressemble par moment à du Tarantino. Ce qui fonctionne le mieux dans cette série ici c’est avant tout cette façon dont l’histoire se veut cool et adopte cette cool attitude. C’est un peu comme le Pulp Fiction de Tarantino mais en moins labyrinthique bien entendu car Baby Driver n’est pas aussi mystère et décousu dans sa construction. La scène d’ouverture, menée tambour battant nous plonge directement dans un univers de film d’action absolument brillant.

Chauffeur pour des braqueurs de banque, Baby a un truc pour être le meilleur dans sa partie : il roule au rythme de sa propre playlist. Lorsqu’il rencontre la fille de ses rêves, Baby cherche à mettre fin à ses activités criminelles pour revenir dans le droit chemin. Mais il est forcé de travailler pour un grand patron du crime et le braquage tourne mal… Désormais, sa liberté, son avenir avec la fille qu’il aime et sa vie sont en jeu.

On pourrait juste reprocher à Edgar Wright d’avoir un peu trop aseptisé son style de départ, celui que l’on a découvert dans Shaun of the Dead et encore vu dans Le dernier pub avant la fin du monde, mais le changement de lieu a permis au réalisateur de faire d’autres choses qui sont elles aussi sympathiques. Le film sait être efficace à sa façon, intelligent, sans jamais laisser de côté le fait que la brutalité est elle aussi importante pour croire en l’histoire de ce bon polar. Voilà un film de braquage original, qui change de ce que l’on a pour habitude de voir. Le genre aurait pu être éculé et le film en reprendre tous les poncifs mais rien que l’iPod et la bande son qui va avec forment un duo indispensable que le film utilise intelligemment du début à la fin. Le jeune Ansel Elgort (Divergente, Nos étoiles contraires) a bien grandi et démontre qu’il n’est pas là pour rigoler mais se faire une place au cinéma. Il la mérite, alors qu’il se retrouve face à d’autres acteurs, plus connus, brillants eux aussi. Notamment Kevin Spacey en vilain ou encore Jon Bernthal et Jon Hamm en personnage motivés par l’adrénaline des braquages et qui n’ont rien d’autre dans leur vie. Même la jeune Lily James (Cendrillon) ne s’en sort pas si mal que ça…

Note : 9/10. En bref, un changement de style pour le réalisateur réussi.

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