Claws (Saison 1, 10 épisodes) : crimes et blanchiment manucurés

Claws (Saison 1, 10 épisodes) : crimes et blanchiment manucurés


Fraîchement renouvelée pour une saison 2 par TNT, Claws fait partie des bonnes surprises de cet été, une série girly avec une pointe de thriller fun dedans. C’était toute la légèreté estivale dont on avait besoin et de la part de TNT c’est presque étonnant. En effet, alors que la chaîne nous a plus habitué à ses procédurales parfois ennuyeuses, elle nous offre depuis quelques temps maintenant des trucs différents et presque plus ambitieux même si Claws n’est pas une série d’auteur pour autant. Mais le plaisir n’est pas coupable, il est facile à assumer… Je n’attendais pas du tout cette série et finalement, elle est devenue l’un des must-see de cet été, enchaînant les épisodes avec une vraie fluidité détonnante dans un univers qui ne laissait pas forcément imaginer tout ça. En effet, situer des personnages dans l’univers de la manucure, on a déjà envie de se demander qui a eu l’idée. Puis c’est plus complexe que ça car si les femmes héroïnes de Claws travaillent dans un salon de manucure, ce n’est qu’un environnement comme un autre pour situer une série parlant de meurtres, blanchiment d’argent et cie sous les palmiers de la Floride. Déjà que l’univers coloré de la série est bien mis en avant, mais le soleil de la Floride aide beaucoup à créer un univers pop sucré qui se déguste d’épisodes en épisodes sans jamais laisser place à l’ennui.

Il y a toujours de bons rebondissements au cours de cette première saison. On est pourtant en Floride, dans un endroit un peu poisseux, mais Claws sait comment faire pour rendre le tout glamour et plein de vie. Il y a des tas de trucs qui dénotent avec les séries actuelles alors que Claws reprend pas mal d’éléments que l’on a pourtant déjà vu ailleurs. Mais il faut dire que l’univers est riche et que la série sait utiliser avec parcimonie chacun de ses personnages pour en faire une valeur ajoutée. Au départ, Claws était destinée à HBO mais finalement cette dernière n’en a pas voulu. Ce qui est fortement regrettable tant la série fonctionne et est surtout pleine de qualités. Le casting est lui aussi très solide, notamment Niecy Nash (Scream Queens) qui sous les traits de Desna parvient à donner le ton dès les premières minutes de la saison. Les autres personnages sont alors complémentaires, que cela soit Polly (incarnée par une Carrie Preston au top de sa forme), Jennifer (incarnée par Jenn Lyon) ou encore Quiet Ann (Judy Reyes). Desna est prête à tout pour que ce groupe de femmes reste soudé à jamais. Si Claws utilise des tas de stéréotypes, ce n’est que pour s’en amuser toujours de façon très intelligente. On pourrait croire que tout cela n’est qu’une série à la mord moi le noeud mais non, il y a un propos réfléchit derrière qui suit une vraie intrigue toute la saison.

Derrière le vernis à ongle se cache alors tout un tas d’éléments scénaristiques familiers que l’on a déjà vu ailleurs sauf que la galerie de personnages et le monde dans lequel elles sont fait que Claws donne l’impression de donner un coup de jeune à ce genre épuisé pendant des années ailleurs. Toutes les bases d’une série divertissante sont rapidement posées ce qui va permettre d’enchaîner les épisodes, voire même les engloutir pour ma part, sans jamais avoir envie de lâcher l’aventure. Claws n’est pas sans évoquer l’univers de Jenji Kohan (Weeds, Orange is the New Black) alors que l’on retrouve cette folie douce et ces personnages farfelus que Jenji chérie tant. Au bout de la saison on n’a presque pas envie de quitter ces femmes qui savent s’imposer face à des hommes. Quand on voit comment Claws sait avilir l’homme (notamment l’homme en laisse), on comprend que le féminisme n’est pas si loin que ça mais que c’est une bonne façon de proposer une histoire policière sans jamais tomber dans les travers sombres déjà vu ailleurs. Le fait que Claws soit si coloré permet là aussi d’apporter une vraie originalité que je n’attendais pas du tout et qui s’avère être un atout du début à la fin de la saison. Niecy Nash est en grande partie l’actrice sur qui Claws repose, mais elle peut compter sur ses amies pour la soutenir dans cette expérience.

Pourtant, tout portait à croire que Claws ne pourrait jamais tenir la barre jusqu’au bout. Mais la saison est cohérente du début à la fin, sans jamais délaisser son téléspectateur. Les scénaristes nous offrent alors des tas de beaux paysages dignes de cartes postales viennent cacher les problèmes de drogues, de meurtres et de blanchiment d’argent de cet Etat américain.

Note : 8/10. En bref, une surprise fraîche et estivale à ne surtout pas manquer.

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