Critique Ciné : Annabelle 2, la création du Mal (2017)

Critique Ciné : Annabelle 2, la création du Mal (2017)

Annabelle 2 : la création du mal // De David F. Sandberg. Avec Stephanie Sigman et Miranda Otto.


Je me souviens du premier film et de la séance catastrophique que j’avais passé au cinéma. C’est d’ailleurs après ce film que UGC avait décidé de ne plus trop diffuser de films d’horreur à Lyon. Mais… par chance, ils sont revenus sur leur décision avec Annabelle 2. Sur le personnage créé par Gary Dauberman à qui l’on doit déjà le scénario du premier volet, c’est cette fois-ci au tour de David F. Sandberg (Dans le noir) de passer derrière la caméra afin de nous raconter les origines du mal… Et donc la création d’Annabelle, la poupée habitée par le Mal. Le premier volet de ce spin off de Conjuring n’était pas forcément exceptionnel, tirait souvent sur l’ambulance et n’était pas suffisamment effrayant. Alors que ce second part malheureusement dans tous les sens, Annabelle 2 parvient cependant à créer quelques bons moments malgré le fait que la poupée soit presque reléguée au second plan (et surtout qu’elle ne bouge jamais à l’écran histoire de donner des frissons au spectateur). On retrouve cependant la patte de James Wan, producteur du film (et créateur de la franchise Conjuring) qui se repose ici sur des bases très classiques ne cherchant jamais à renouveler le genre, juste à utiliser intelligemment tous les fondamentaux.

Elle est de retour ! Encore traumatisés par la mort tragique de leur petite fille, un fabricant de poupées et sa femme recueillent une bonne sœur et les toutes jeunes pensionnaires d'un orphelinat dévasté. Mais ce petit monde est bientôt la cible d'Annabelle, créature du fabricant possédée par un démon…

Et c’est ce dont on avait besoin pour apprécier cet Annabelle 2. Les effets sont cependant un peu paresseux, ce qui ne permet pas de créer une vraie ambition visuelle. Maxime Alexandre (qui a bossé pour Alexandra Aja) parvient cependant à apporter un petit truc dans la photographie du film, ce qui est déjà une bonne nouvelle. Le script reste cependant accroché à sa mécanique simpliste, qui a déjà été vu des centaines de fois auparavant dans le cinéma d’horreur. Tous les moments de frissons sont assez prévisibles, ce qui dans un sens est un brin dommage car l’on sait que la franchise est capable de mieux. Mais David F. Sandberg est aussi là pour apporter un truc qui change et visuellement il a le mérite de faire une proposition qui dénote avec le premier volet des aventures d’Annabelle. De plus, l’histoire n’est pas une suite du premier volet mais bel et bien un prequel de l’histoire et comment Annabelle est née. De plus, le film parvient à faire le lien avec le premier film à la fin, ce qui créé une boucle bouclée qui ne nécessite pas forcément de troisième volet (que je suis sûr verra le jour). En effet, les Higgins du premier volet sont bel et bien présents sans pour autant être crédités dans le film (peut-être une question de suspense).

Note : 5.5/10. En bref, la poupée Annabelle passe au second plan dans un volet mieux fichu que le premier.

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