Critiques Séries : American Vandal. Saison 1. Pilot.

Critiques Séries : American Vandal. Saison 1. Pilot.

American Vandal // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Netflix lançait il y a quelques temps déjà, Making of a Murderer, une série documentaire racontant une histoire de meurtre avec témoignages à l’appui et tout ce qui peut aller avec. Créée par Dan Perrault et Tony Yacenda (The Screen Junkies Show, College Humor Stories), cette série cherche avec sérieux à raconter une histoire rocambolesque car à la fin il faut trouver qui a décidé de dessiner des « bites » sur les voitures des profs de tout un lycée. C’est un point de départ plutôt fun qui permet de plonger rapidement American Vandal dans la parodie. Mais la série reste sérieuse alors qu’elle suit scrupuleusement le schéma de Making of a Murderer (que je conseille vivement d’ailleurs). Ce mockumentary utilise alors le style à son avantage afin de faire des séquences loufoques et de dérouler des dialogues qui, sans être toujours sensés, savent faire leur petit effet sur le téléspectateur. En tout cas, je ne peux pas compter le nombre de fois où le mot « dick » est cité dans ce premier épisode, mais c’est beaucoup. Par chance nous sommes sur Netflix donc la liberté de ton est clairement là, dans les dialogues notamment, qui savent être percutant et un brin vulgaire sans jamais que cela ne soit trop poussé.

Dans un lycée, un inconnu s'est amusé à vandaliser vingt-sept voitures avec des images phalliques. Le cancre de l'école, un certain Dylan Maxwell, est aussitôt expulsé. Deux lycéens, réalisant un reportage sur le sujet, mènent leur propre enquête et réalisent très vite que l'inculpé est innocent. Mais qui serait donc le véritable coupable ?

Les créateurs d’American Vandal sont des habitués alors qu’ils sont connus pour leur travail sur internet, notamment pour College Humor ou Mr. Perrault, qui est connu pour avoir écrit pour la chaîne Youtube très populaire : Honest Trailers. American Vandal parvient alors à mélanger tout un tas d’ingrédients à sa façon et c’est assez efficace. On ne pouvait pas demander mieux. Ce qui nous donne envie de rester ce n’est finalement pas l’humour mais plutôt la structure de la série qui reprend scrupuleusement la mécanique du documentaire sur des séries de meurtres. Comme Making of a Murderer peut l’être par exemple. En gardant un rythme de croisière plutôt sympathique, ce premier épisode donne envie de se plonger dans le suivant. Aussi car le cliffangher de fin sait donner envie de voir plus. La satire n’est pas un genre facile car il faut savoir séduire le plus grand nombre avec des choses plus ou moins universelle. L’humour de American Vandal reste donc parfois un peu adolescent (notamment à cause de l’histoire racontée cette saison) mais le tout est accrocheur et je pense que c’est amplement suffisant. Je n’en attendais pas moins de la part de la série.

Note : 7/10. En bref, sympathique sans être original.

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