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Superhigh (Saison 1, épisodes 1 à 3) : les effets notoires d'une consommation excessive de drogue

26 Septembre 2017 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Superhigh

Superhigh (Saison 1, épisodes 1 à 3) : les effets notoires d'une consommation excessive de drogue

Blackpills, le service de streaming de Xavier Niel a été lancé en 2016 et alors qu’il est la maison de plusieurs web-séries, ce service lançait via TMC sa toute nouvelle série avec Kev Adams dans le rôle titre. C’est Edouard Pluvieux (Amis publics), que Kev Adams connaît bien, qui a créé cette toute nouvelle série. Composée d’un casting international, Superhigh est dans le genre de délire que les fans de Kev Adams pourraient bien aimer, même si après avoir vu trois épisodes, je ne suis pas plus fasciné que ça par ce que l’on a en face des yeux. Ce n’est pas que je n’aime pas Kev Adams mais ce dernier donne l’impression ici de jouer encore et encore le même rôles. Le truc avec cette série c’est qu’il est difficile de savoir où est-ce qu’elle veut réellement aller. Les épisodes s’enchaînent mais on dirait qu’ils ont été écrit comme les personnages de la série, sous drogue. La série est produite avec les pieds, alors que le manque de moyens se ressent en long et en large. Mais on peut très bien faire de bonnes séries fantastiques fauchées. Hero Corp est l’exemple parfait de ce qui peut se faire de bon dans le registre. Sauf que là, j’ai plus l’impression d’assister aux gerbillons d’un scénariste en pleine descente, plutôt qu’autre chose.

David, un jeune homme qui se retrouve le cœur brisé à Los Angeles, se met à fumer de l'herbe pour se remonter le moral. Le plaisir est là... Jusqu'à ce qu'il se découvre d'étonnants pouvoirs et se fasse arrêter par la police.

De plus, Superhigh se limite énormément. La série ne sort que très rarement des lieux communs qu’elle nous introduit et l’on n’a pas spécialement le temps d’aller plus loin. Les pouvoirs de chacun et les costumes ne sont pas utilisées de façon très juste. Cela se veut subversif, mais ce n’est pas spécialement le cas non plus. Bon, le point positif c’est que ce délire sous acide ne dure pas une éternité. Les dialogues ne sont pas très travaillés et Superhigh devrait séduire le public que Kev Adams vise encore aujourd’hui. C’est une série Z qui se prend parfois un peu trop au sérieux quand les personnages découvrent leurs pouvoirs. Ce n’est pas assez drôle car il y a toujours des trucs dramatiques que Superhigh veut ajouter. Comme dans l’épisode 1.03 quand David raconte son passé. La série plombe alors l’ambiance et ce n’est pas la seule fois. Le fil rouge en parallèle manque de punch et d’intérêt. Tout est surfait et pas assez travaillé et du coup, même si l’on a envie de prendre ça au dixième degré, cela ne fonctionne pas du tout. Le résultat est là, Superhigh ce n’est pas pour moi. A la prochaine Kev Adams… au cinéma ?

Note : 2/10. En bref, c’est assez ennuyeux à défaut d’être honteux. Et en plus, c’est même pas drôle…

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