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Zoo (Saison 3, 13 épisodes) : promenons nous dans les bois

22 Septembre 2017 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Zoo

Zoo (Saison 3, 13 épisodes) : promenons nous dans les bois


Avec des audiences qui déclinent de saisons en saisons, cette saison 3 de Zoo sera probablement la dernière de la série. Au fil des épisodes, la série a perdu ses téléspectateurs et les audiences ont divisées complètement. Il faut bien avouer qu’il est difficile de s’investir dans une série comme celle-ci. La saison 3 part assez souvent dans les délires déjà développés précédemment par la série l’an dernier. Ce n’est ni totalement raté, ni exceptionnel. Disons que la série ne nous fait pas de grandes propositions non plus. Le problème c’est que ce qui partait d’une bonne idée s’est rapidement transformé en truc incontrôlable. Un peu comme Under the Dome. On prend un roman, on tente d’en faire une série et surtout d’en faire n’importe quoi et l’on a à la fin un truc comme ça. La saison 3 est cependant un brin meilleure que la seconde car la série s’émancipe et tente alors de proposer des choses totalement différentes. Elle a le mérite de le faire et le casting de cabotiner sans croire à ce qu’ils racontent mais c’est à prendre au second degré. C’est en tout cas ce que je pense là. Et la série parvient même à installer à la fin de cette saison la possibilité d’une saison 4. Ce qui est plutôt pas mal dans un sens mais qui ne sert strictement à rien puisque l’on sait très bien que la série risque bien de ne pas avoir de suite.

Mais la série sait tout de même rester un divertissement efficace. Les intrigues s’enchaînent plutôt bien et les séquences sont suffisamment rythmées. Tout cela dans un univers très peu croyable et complètement con d’une certaine façon. Mais ce n’est pas pour l’intelligence de Zoo que l’on regarde une telle série. On est alors plongé au coeur de l’action régulièrement, pour notre plus grand plaisir et/ou déplaisir (c’est au choix). Il y a bien évidemment un truc que je ne comprends plus très bien c’est pourquoi Zoo a évolué dans cette direction et a plus ou moins abandonné son précepte de départ. En changeant un peu de direction l’an dernier, la série s’est à mon sens légèrement égarée. Elle a voulu en faire des tonnes, partir dans des trucs trop fantastiques, et elle n’a pas toujours très bien gérée le truc mais bon, les tournants restent intéressants pour que Zoo puisse partir dans de nouvelles directions. Notamment avec la mort de certains personnages mais aussi de nouvelles relations. Je sais bien que les scénaristes ne sont pas toujours au sommet de leur art, surtout avec des séries comme celle-ci qu’il faut rattraper en cours de route. Mais ce que je trouve de plus décevant dans cette saison finalement c’est le manque cruel de surprises.

Tout ce qui se passe dans chaque épisode suit un chemin trop facile et pas suffisamment surprenant. Il n’y a pas de twists vraiment efficaces qui donneraient envie de se dire que finalement Zoo vaut le coup. C’est un vrai problème car finalement cela gâche le plaisir que l’on peut prendre. Les intrigues sont donc un peu bordéliques mais ce qui fait la force de Zoo c’est plus sa connerie que réellement son intelligence. Je n’ai jamais regardé cette série pour une réflexion scientifique sur les animaux et le fait qu’ils puissent avoir envie de se rebeller à un moment ou à un autre. Des personnages comme Mitch ne sont plus aussi passionnants qu’avant, peut-être aussi car la série n’a plus grand chose à raconter à leur sujet. C’est comme les femmes de la série qui s’effacent petit à petit afin de laisser de la place au vide. Car ce qui est clair c’est que même si les relations entre les personnages changent et que les personnages ne sont plus du tout ceux qu’ils étaient au début de la série, il y a un truc que je ne comprends pas et c’est pourquoi ils ne tentent pas de nous en dire plus sur eux. Peut-être qu’il n’y a plus rien à dire justement et cette saison montre des faiblesses de ce point de vue là qui sont à mon sens légèrement désolantes. Même Abraham, que j’apprécie toujours autant manque d’un petit truc.

Note : 4.5/10. En bref, rien de bien exceptionnel là dedans.

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