The Orville (Saison 1, épisodes 7 à 10) : pour l'amour de l'espace

The Orville (Saison 1, épisodes 7 à 10) : pour l'amour de l'espace


Alors que FOX vient de renouveler The Orville pour une seconde saison, il est difficile de savoir où est-ce que la série va bien pouvoir aller. Mais la série va droit devant et cela se ressent. Malgré quelques erreurs de parcours ici et là, la série suit un chemin globalement intéressant et ces épisodes viennent alors le démontrer de façon plutôt efficace et intelligente. Même si la série continue d’avoir des problèmes narratifs et d’avoir des épisodes relativement faibles ici, je trouve qu’il y a une dynamique qui fonctionne assez bien malgré tout. Notamment avec « Into the Cold » (1.08) qui ressemble tout ce qu’il y a à aimer dans cette série. Merci Dr Finn pour le coup. Avec cet épisode la série continue de construire la saison autour d’épisodes qui se concentrent sur un personnage en particulier. C’est une approche intelligente puisque cela permet de se plonger un peu plus dans la vie et les relations qu’il y a entre ces personnages. Je pense que si l’on apprend à mieux comprendre et connaître les personnages de la série, alors les scénaristes vont pouvoir construire des intrigues dans lesquelles on va pouvoir s’investir. Et cet épisode c’est celui de Claire Finn, rôle avec qui Penny Johnson semble réellement s’éclater. Elle n’avait pas été si présente que ça depuis le début mais The Orville tente d’en faire un truc efficace et légèrement différent ici.

Cependant, ce n’est pas toujours aussi bon que l’on ne pourrait le souhaiter non plus. Notamment « Majority Rule » (1.07) qui n’a pas spécialement sa place dans The Orville ou en tout cas dans ce que la série semble vouloir faire. Oui, la série continue de démonstration de ce qu’elle sait faire dans le registre de la SF, et ce n’est pas forcément mauvais mais il manque par moment des ingrédients essentiels pour que l’on ait l’impression de vivre un vrai space-opéra. On sent cependant aussi que Seth MacFarlane semble être fan de SF et faire tout ce qu’il peut pour que The Orville soit l’hommage qu’il voulait à Star Trek. C’est le fan qui a voulu se faire plaisir en créant une série qui reprend tout ce qu’il a pu aimer. Mais il n’a pas toujours la meilleure connaissance du monde de la SF et les épisodes peuvent devenir brouillons. Pour autant, « Firestorm » (1.10) par exemple ne perd pas de temps à nous plonger directement dans l’histoire que l’épisode veut nous raconter. La série nous en dire toujours un peu plus sur les personnages ce qui est une bonne chose, mais se loupe sur certains trucs et je trouve ça dommage là aussi. Il y avait un tel bon équilibre à avoir que The Orville se mord un peu la queue par moment.

Et durant ce quatre épisodes, on sent que The Orville a parfois un peu de mal à trouver un bon équilibre. « Cupid’s Dagger » (1.09) est ce que The Orville peut faire de plus naze dans le genre. On retrouve alors les problèmes narratifs du début de la saison et des personnages qui ne savent pas spécialement quoi faire au beau milieu de cette salade mixte. La série mélange les genres, les personnages, les thématiques, quitte à devenir parfois un peu moins lisible comme cela peut être le cas dans cet épisode. Finalement, si j’apprécie de plus en plus The Orville et j’ai passé un bon moment avec ces quatre épisodes, j’en attendais sûrement un peu plus.

Note : 5.5/10. En bref, le divertissement reste sympathique mais The Orville doit encore faire des efforts.

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