Critique Ciné : Bienvenue à Suburbicon (2017)

Critique Ciné : Bienvenue à Suburbicon (2017)

Bienvenue à Suburbicon // De George Clooney. Avec Matt Damon, Julianne Moore et Noah Jupe.


Véritablement flop au box office américain, j’étais tout démêle curieux de découvrir ce film de George Clooney. Même si ce dernier n’a pas réussi son dernier film non plus, ce qui ne devrait pas me motiver. Mais le sujet de Bienvenue à Suburbicon est pile poil ce que j’aime : des histoires de meurtres dans des banlieues paisibles américaines. Le problème de Bienvenue à Suburbicon ? C’est que le film ne décolle jamais réellement, que Matt Damon cabotine de long en large et que le seul truc à sauver c’est Julianne Moore (et encore je suis gentil). Les frères Coen (qui sont à l’origine du scénario) tentent de mettre en scène plein de choses sur les années 50 aux Etats-Unis : les nouvelles banlieues qui se construisent, la ségrégation (et la difficulté de l’intégration des afro-américains), etc. sauf que le mélange n’est pas vraiment lisible et l’on se retrouve donc avec un film qui tente de retrouver l’humour des frères Coen avec la mise en scène proprette de George Clooney. C’est sympathique par moment, notamment quand les meurtres commencent à réellement faire leur apparition mais l’enchainement qu’il y a par la suite ne fonctionne pas toujours aussi bien que prévu.

Suburbicon est une paisible petite ville résidentielle aux maisons abordables et aux pelouses impeccablement entretenues, l’endroit parfait pour une vie de famille. Durant l’été 1959, tous les résidents semblent vivre leur rêve américain dans cette parcelle de paradis. Pourtant, sous cette apparente tranquillité, entre les murs de ces pavillons, se cache une réalité tout autre faite de mensonge, de trahison, de duperie et de violence... Bienvenue à Suburbicon

Tout n’est pas pour autant à jeter dans cette fable macabre et amère car il y a des ingrédients qui prennent dans cette aventure mais Bienvenue à Suburbicon avait largement les moyens d’être mieux. Le mélange est étrange car le scénario des frères Coen avait été écrit en 1999 et George Clooney a décidé de tout mélanger avec les tensions avec la communauté afro-américaine. George Clooney aime s’engager, parler de l’Amérique (dans différentes époques). C’est le prisme du film d’époque qu’il tente de raconter un truc là dedans. Mais Bienvenue à Suburbicon n’est pas Fargo alors que l’on retrouve pourtant pas mal d’éléments qui sont chers aux frères Coen. En intégrant la partie du racisme ne prend pas toujours car le film semble utiliser le tout de façon décoratif. Certes, c’est une métaphore pour dire que pendant que les américains blancs pensent les vilains sont les afro-américains, finalement ce sont des américains propres surs eux qui sont les plus terribles. Comme George Clooney peigne trop bien son film, alors Bienvenue à Suburbicon est une déception. C’est trop propre alors que la folie de la mise en scène des frères Coen auraient pu faire quelque chose de ce truc qu’ils avaient dans leurs tiroirs depuis un bout de temps.

Note : 4/10. En bref, le mélange ne prend pas toujours à cause d’une mise en scène qui ne maitrise jamais la folie du scénario et fait retomber comme un soufflé toutes les belles tentatives des frères Coen.

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