Critique Ciné : La Promesse de l'Aube (2017)

Critique Ciné : La Promesse de l'Aube (2017)

La Promesse de l’Aube // De Eric Barbier. Avec Pierre Niney, Charlotte Gainsbourg et Didier Bourdon.


Le roman de Romain Gary était bouleversant. On n’avait pas vu Eric Barbier au cinéma depuis le très médiocre Le Dernier Diamant. Il adapte alors ce roman fascinant de Romain Gary, romancier mythomane, qui était soumis aux rêves fous de sa propre mère. La Promesse de l’Aube est un film étonnant par bien des points, même si la mise en scène reste assez classique dans son ensemble. Mais la sobriété de la mise en scène fait aussi tout l’intérêt de cette fresque pleine de rebondissements et de surprises. Mais cet écrivain majeur du XXe siècle se raconte alors au travers de plusieurs histoires qui s’enchaînent avec une fluidité étonnante, comme le roman. Car Eric Barbier ne cherche pas à faire dans les extravagances, ou le manichéisme esthétique, seulement à suivre la narration du roman. Et cela suffit amplement à faire de La Promesse de l’Aube un joli film qui se déguste petit à petit. Adapter ce roman n’était pas forcément complexe mais en tout cas le film réussi à nous faire passer de bons moments. Bien entendu, on ne retrouve pas forcément ce qui fait la force de l’auteur et le poids de ses mots mais l’on retrouve tout de même de belles aventures qui sont soignées jusqu’aux bouts des ongles.

De son enfance difficile en Pologne en passant par son adolescence sous le soleil de Nice, jusqu’à ses exploits d’aviateur en Afrique pendant la Seconde Guerre mondiale… Romain Gary a vécu une vie extraordinaire. Mais cet acharnement à vivre mille vies, à devenir un grand homme et un écrivain célèbre, c’est à Nina, sa mère, qu’il le doit. C’est l’amour fou de cette mère attachante et excentrique qui fera de lui un des romanciers majeurs du XXème siècle, à la vie pleine de rebondissements, de passions et de mystères. Mais cet amour maternel sans bornes sera aussi son fardeau pour la vie…

Ce qui brille le plus dans La Promesse de l’Aube c’est bien évidemment Pierre Niney dont la prestation est sans failles, aidé par une Charlotte Gainsbourg étonnante. Ce n’est pas la première fois que ces deux acteurs ont pu briller au cinéma, mais je dois avouer que le duo fonctionne et est assez différent de ce que j’avais imaginé au départ. Le récit de cette éducation hors norme est alors retranscrit dans ses moindres détails. Le roman est riche en histoires, et le film prend alors son temps pour en conter chacune d’elles. Le film ne cherche pas à polisser tout ce qu’il peut mettre en scène, rendant alors le spectacle assez étonnant car il ne tombe jamais dans le larmoyant bien crado que l’on a pour habitude de voir au cinéma en France. Mais ici c’est tout le contraire, les larmes coulent à la fin sur le visage d’un spectateur étonné. On pourrait parler de promesse tenue avec La Promesse de l’Aube alors qu’à un moment donné, je dois avouer que je ne m’attendais pas spécialement à être aussi surpris par la qualité du film. Finalement, je conseille vivement ce petit film qui parvient à nous offrir de jolis moments et pas mal de bonnes surprises sur fond de la prestation de deux acteurs au sommet de leur art.

Note : 8.5/10. En bref, belle surprise et belle adaptation d’un beau roman.

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