Critique Ciné : Leatherface (2018)

Critique Ciné : Leatherface (2018)

Leatherface // De Julien Maury et Alexandre Bustillo. Avec Stephen Dorff, Lili Taylor et Sam Strike.


Avec Leatherface (ou Massacre à la Tronçonneuse), Tobe Hooper créait un monstre en 1974 au cinéma. Et ce monstre marque encore les esprits. C’est bien pour cela qu’il a réalisé une suite (1986) et que d’autres films de la franchise ont vu le jour par la suite. Lassés de raconter des histoires où Leatherface n’est jamais mort, Seth M. Sherwood, scénariste de ce Leatherface, a décidé de se concentrer sur les origines du tueur. C’est alors Alexandre Bustillo (A l’intérieur) et Julien Maury (A l’intérieur) qui se retrouvent derrière la caméra pour un résultat plutôt correct par rapport à la catastrophe à laquelle je m’attendais. Cependant, le seul truc que je trouve dommage c’est la volonté de mélanger des genres et des histoires afin de rendre ce Leatherface différent des autres. Il n’était pas nécessaire de vider en partie l’essence même du film original pour rendre celui-ci plus intriguant. Bien au contraire. Surtout que la fin du film est terriblement décevante. Mais les personnages sont bons et l’on suit alors avec intérêt leurs aventures du début à la fin. On perd aussi au passage le chef d’oeuvre qu’est Massacre à la Tronçonneuse.

Découvrez les origines du tueur de "Massacre à la tronçonneuse", Leatherface. Soupçonné d’avoir assassiné la fille du shérif Hartman, le cadet de la terrifiante famille Sawyer est enlevé à sa famille et placé en hôpital psychiatrique. Des années plus tard,  l’enfant devenu adulte profite d’une mutinerie pour s’échapper de l’asile avec trois autres psychopathes qui prennent en otage une jolie infirmière. La petite bande s’engage alors dans une balade sauvage, semant la terreur et la mort partout où ils passent. Le Shérif Hartman, assoiffé de vengeance, se lance à leur poursuite. De cette chasse à l’homme sanglante émergera le tueur à la tronçonneuse et au masque de cuir.

Le premier truc qui ne va pas avec ce Leatherface c’est la disparition du masque du vilain. Certes, nous sommes aux origines du fameux « Leatherface », mais je dois avouer que je m’attendais à un truc légèrement différent. La fin est donc le moment où l’on assiste à la naissance de ce fameux masque, pour un résultat légèrement douteux. Les deux français se retrouvant donc derrière la caméra de ce nouveau film de la franchise n’apportent pas suffisamment de matière pour rendre le spectacle étonnant. Reste alors le Texas Ranger Hal Hartman, incarné par Stephen Dorff, véritable intérêt de ce nouveau film. Ce dont on se rend compte également c’est que ce film sait un peu nous balader et nous faire prendre le problème légèrement à l’envers, ce qui change de ce que j’avais imaginé au départ. Pour ceux qui ont des connaissances de la franchise, ce n’est pas le premier film qui s’installe avant le premier film de Tobe Hooper, il s’agit du troisième (en plus d’être le huitième film de la franchise au total). Il ne fallait peut-être pas trop en attendre non plus et cela fait tout de même plaisir de voir un brin d’hémoglobine ici et là. Mais le masque et la bonne vieille tronçonneuse sont un peu aux abonnés absents.

Note : 5/10. En bref, tout n’est pas à jeter mais disons qu’il aurait été plus intéressant de voir un film légèrement différent de la franchise… Mis à part ça, cela reste un film d’horreur tout à fait correct.

Date de sortie : 2 janvier 2018 - Directement en DVD

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vts 22/12/2017 12:45

J'ai tenu 35 minutes et j'ai éteins pas parce que j'étais terrorisé mais parce que c'était nul