Critique Ciné : Tout là-haut (2017)

Critique Ciné : Tout là-haut (2017)

Tout là-haut // De Serge Hazanavicius. Avec Kev Adams et Vincent Elbaz.


Et le nouveau film avec Kev Adams est de sortie. Je tente toujours afin de voir si cet acteur est capable de choisir des rôles satisfaisants. Ce que je remarque au fil des années c’est qu’il n’est pas vraiment capable de se retrouver dans de bons films même si Serge Hazanavicius tente de lui offrir un rôle un peu plus mature et intéressant. Le réalisateur nous offre ainsi de beaux paysages filmés comme un documentaire mais le scénario est sérieusement absent et les dialogues légèrement vides pour donner corps à un film qui se voulait probablement autre chose que le résultat que l’on a à l’écran. Dans le genre gravir l’Everest, je crois que le film Everest (qui n’était pas sensationnel non plus) était un brin plus intéressant. Entre deux selfies avec une GoPro, Kev Adams et Vincent Elbaz partagent des discussions légèrement vides de sens et d’intérêt. Surtout que le seul but du film : la descente de l’Everest en snowboard n’apparaît pas et le film laisse alors au spectateur imaginer cette séquence qui aurait sûrement pu être un brin plus intéressante que 80% de ce gloubiboulga qui tente d’associer la niaiserie d’un Kev Adams toujours pas champion, ni dans le jeu d’acteur ni dans tout le reste (et notamment le lancé de vannes).

Scott, jeune surdoué du snowboard, n’a qu’un rêve : être le premier. Il veut réaliser ce que personne n’a réussi : aller tout en haut de l’Everest et tenter la descente de la plus pure, de la plus raide, de la plus dangereuse des pentes. En arrivant à Chamonix, capitale mondiale de la glisse, son destin va croiser la route de Pierrick, ancien champion devenu guide de montagne. Une rencontre qui pourrait bien le conduire jusqu’au sommet.

La nature est fort heureusement là et les paysages de Chamonix sont revigorants. Ils font un bien fou en ces moments d’hiver alors que l’on est sagement installés dans un fauteuil de cinéma. Mais le film se fait long et les longueurs ne permettent pas toujours de rester autant éveillés que l’on ne pourrait probablement le souhaiter. Tout là-haut est pourtant tiré d’une histoire vraie mais l’hommage voulu à celui qui a voulu tenter la descente de la mort devient presque un gimmick dans un film qui se veut sérieux mais n’arrive jamais à faire croire qu’il l’est réellement. Kev Adams est un gentil garçon, j’en suis sûr, mais ce n’est pas avec Tout là-haut qu’il va me convaincre qu’il est fait pour le cinéma. Surtout que la vacuité de certains dialogues laisse légèrement à désirer, comme si Serge Hazanavicius avait tenté de construire un film dans le vide, comme la pente de la mort que ces deux accolytes vont tenter de descendre à la fin du film. Reste alors Berenice Bejo, dans le rôle de la plante verte qui n’a pas dû coûter cher puisque c’est la femme du frère de Serge, le réalisateur. La pauvre, être cantonnée à un rôle de tête de gondole n’est pas très reluisant.

Note : 1/10. En bref, ivre il tenta un film innocent sans intérêt. Passez votre chemin, le film glisse sur tout ce qu’il aurait pu réussir avec un peu plus d’ambition.

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