Critques Séries : Transferts. Saison 1. Pilote (France).

Critques Séries : Transferts. Saison 1. Pilote (France).

Transferts // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Arte se distingue depuis plusieurs années avec une programmation de séries originales différentes et ambitieuses. Transferts est la dernière du genre, nous plongeant dans un univers de SF. Créée par Claude Scasso (Caïn) et Patrick Benedek (Le monsieur d’en face, 1788 et demi), Transferts est une plongée intéressante dans un monde qui pourrait être le notre prochainement. Les personnages ont une certaine profondeur qui permet de s’y attacher rapidement, le rythme est lancé et efficace, les rebondissements prennent leur temps mais sont toujours balancés de façon juste et soignée. Transferts c’est de la bonne SF française alors que d’autres essais n’étaient pas vraiment concluants (notamment Section Zero sur Canal+). L’intelligence de ce premier épisode rend le spectacle passionnant du début à la fin. On pourrait presque parler d’un chef d’oeuvre sur bien des points, même si l’on pourrait gratter la petite bête (mais je n’en ai pas spécialement envie). La réussite de Transferts c’est l’intelligence de la richesse de son scénario qui met en scène plusieurs thématiques différentes : l’identité, l’immortalité, la morale, le pouvoir, la science et même la religion. Toutes ces thématiques sont mélangées dans un récit qui les aborde toujours avec une certaine forme de fraîcheur rarement vu en France.

Dans un futur proche, le transfert de l’esprit d’un corps à un autre, rendu possible par une substance mystérieuse, a permis de sauver des vies, généré des trafics clandestins, mais aussi transformé le regard sur la foi et réveillé des fantasmes d’immortalité... Dans ce monde en perte de repères, Florian, un père de famille dans le coma depuis plusieurs années, se réveille dans le corps de Sylvain, un capitaine de police membre d’une brigade spécialisée dans les "transferts" illégaux.

La mise en scène joue un rôle important dans Transferts, notamment car elle est soignée et élégante jusqu’au bout. Ce n’était pas forcément facile de créer une atmosphère futuriste suffisamment réaliste pour que l’on ait l’impression que nous sommes dans notre monde. Car Transferts n’oublie jamais de raconter son histoire en la rapprochant de notre société actuelle. Chacun des personnage est différent dans cette série mais certains sont bluffants. Comme Arieh Worthalter qui s’avère être un acteur étonnant et captivant du début à la fin sous les traits de Florian/Sylvain. Nous avons aussi la jeune Pile Groyne, parfaite dans ce rôle d’adulte sadique sous les traits d’un enfant. Transferts avait reçue le prix de la meilleure série au festival Séries Mania et elle mérite amplement sa récompense. La série n’oublie jamais d’être à la fois noir et violente afin de montrer la dureté du monde dans lequel ces personnages vivent. La multitude de personnages secondaires n’aide pas toujours à comprendre tout ce que l’on voit à l’écran dans ce premier épisode mais je suppose que la suite sera bien plus lisible et permettra aussi de comprendre le pourquoi du comment. J’ai hâte d’enchaîner les épisodes.

Note : 9/10. En bref, brillant.

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