Critique Ciné : Tout l'argent du monde (2017)

Critique Ciné : Tout l'argent du monde (2017)

Tout l’argent du monde // De Ridley Scott. Avec Michelle Williams, Christopher Plummer et Mark Wahlberg.


Dans les années 70, l’affaire de l’enlèvement de Paul Getty avait fait la une. Surtout que J.P. Getty était un homme très suivi à l’époque pour avoir été le premier milliardaire de l’histoire du monde. Adapté du roman de John Pearson par David Scarpa (Le dernier château, Le jour où la Terre s’arrêta), Tout l’argent du monde n’échappe malheureusement pas aux longueurs qui ne permettent pas toujours de se laisser plonger dans l’univers pourtant passionnant de cette dynastie. Alors que le film réalise parmi les plus faibles scores de Ridley Scott au cinéma depuis Une Grande Année (2006), c’est avant tout pour moi celui des débuts de Romain Duris à Hollywood. Ce dernier se glisse parfaitement dans la peau de ce brigand italien qui a finalement aidé Paul Getty à survivre lors de ses cinq mois de captivité. Par ailleurs, si Christopher Plummer est très bon dans le rôle du vilain milliardaire qui ne pense qu’à l’argent, je me demande ce que Kevin Spacey donnait dans le rôle (remplacé au pied levé suite aux accusations). Je me demande aussi si le changement d’acteur post-production n’ont pas tué une partie de l’énergie du film… Mais Ridley Scott tente de tout faire pour nous faire oublier qu’il y a eu un changement d’acteur, grâce notamment à sa mise en scène noire, froide et réaliste.

Rome, 1973. Des hommes masqués kidnappent Paul, le petit-fils de J. Paul Getty, un magnat du pétrole connu pour son avarice, mais aussi l'homme le plus riche du monde.  Pour le milliardaire, l'enlèvement de son petit-fils préféré n'est pas une raison suffisante pour qu’il se sépare d’une partie de sa fortune.

On retrouve dans Tout l’argent du monde les qualités des bons biopics français. La retranscription de l’Italie des années 70 est là aussi un point fort. Visuellement, il n’y a donc rien à dire sur Tout l’argent du monde car tout est calibré de façon intelligente. Puis, nous avons aussi une réflexion dans ce scénario sur le pouvoir et l’argent, et la morale de l’histoire reste que l’on peut être l’homme le plus riche du monde mais cela ne nous empêche pas d’être seul et détesté de tous. L’amour ne se trouve pas dans l’argent. Mais Tout l’argent du monde se déguise en plusieurs choses, en thriller avec son lot de cliffangher, en film psychologique analysant l’époque, et des moments un peu plus légers qui permettent de détendre l’atmosphère. Cependant, Tout l’argent du monde ne brille pas toujours, notamment dans ses longueurs qui laissent le film le roue libre et ne permettent pas de s’exciter autant que l’on pourrait apprécier le résultat. Mais Ridley Scott sait très bien comment faire pour nous faire passer quelques frissons mais les rouages classiques du kidnapping, le film s’égare alors dans des facilités qui ne sied pas forcément à l’histoire que l’on veut nous raconter. Finalement, Tout l’argent du monde est mi-figue mi-raisin mais efficace malgré tout. On gardera le souvenir d’un film sobre.

Note : 5.5/10. En bref, je m’attendais à mieux…

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jypy 08/01/2018 22:11

"dans des facilités qui ne sied pas"...euh ??
3ème pers. pl. indic. présent = qui ne siéent pas Ouais, c'est zarbi, je sais, mais c'est ça... :-D ;-)