Critiques Séries : Black Mirror. Saison 4. Episode 2.

Critiques Séries : Black Mirror. Saison 4. Episode 2.

Black Mirror // Saison 4. Episode 2. Arkangel.


Ce qui est finalement un peu dommage avec cet épisode de Black Mirror c’est que l’idée qui est derrière semble un brin redondante par rapport à des épisodes précédents de la série. Du coup, cet épisode réalisé par Jodie Foster n’a pas toujours l’impact que l’on aurait probablement pu souhaiter. Rosemarie DeWitt est pourtant très juste dans le rôle de cette mère qui a peur de perdre sa fille, mais le principe de la surveillance par un implant qui donne accès à ce que l’on voit, cela a déjà été plus ou moins fait dans le dernier épisode de la première saison. Plus ou moins dirons nous. En tout cas, la technologie ArkAngel est assez flippant et pousse le vice jusqu’au bout. Imaginez que ce serait possible de crypter comme l’accord parental pour certaines chaînes de télévision la vision de son propre enfant. C’est tout de même flippant si cela était réellement possible mais étant donné que Black Mirror aime pousser le vice de notre amour de la technologie, alors cela peut très bien fonctionner dans ce sens là. L’émotion que l’épisode tente de créer est un brin poussive par moment car l’on sent que Black Mirror veut nous montrer tous (mais alors vraiment tous) les dégâts que cureter des images peut avoir sur l’esprit humain (et sa perception de l’univers qui l’entoure). Notamment le rapport à la drogue, à la violence ou encore au sexe.

Mais ce qui est intéressant dans cet épisode ce sont donc les rouages de la technologie qui est proposée. Si tout cela est imaginaire, l’intérêt est tout de même présent dans cette peur constante que la série parvient à créer autour de cette fille et de la vie qu’elle est en train de mené à cause de sa propre mère. La fin, aussi terrible soit-elle, est une réponse tangible et parfaite à cette histoire sur l’émancipation de la femme (c’est en tout cas ce que l’on peut imaginer puisque le propos reste très féminin du début à la fin de l’épisode). Mais aussi le fait que l’excès de protection ne peut pas fabriquer des gens biens, mais uniquement des monstres. « Arkangel » est donc un épisode parfois anecdotique et parfois vrai et important. Le résultat final reste en tout cas suffisamment solide pour nous permettre de passer un joli moment. L’épisode prend le temps de nous présenter les personnages et la technologie, mais ce qui manque peut-être là dedans c’est un brin d’histoire en plus alors que les scènes s’enchaînent et que l’on n’a pas alors vraiment le temps de profiter de l’impact que cette histoire peut réellement avoir. C’est là que finalement Black Mirror peut entrer en jeu et tenter de nous faire décoder son monde.

Note : 8/10. En bref, dommage que cela soit si ressemblant à d’autres épisodes. Reste alors la mise en scène, le casting et l’impact émotionnel que peut avoir l’idée derrière la série.

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