La Casa de Papel (Saison 1, 13 épisodes) : des billets pour la liberté

La Casa de Papel (Saison 1, 13 épisodes) : des billets pour la liberté

Normalement, il n’y a que 15 épisodes de 70 minutes mais Netflix a fait sa sauce et a remonté les épisodes afin de faire deux saisons d’épisodes de 45 minutes. Si le geste est sympathique pour nous faire patienter, je dois avouer que j’aurais adoré voir la saison 2 tout de suite. La première saison de La Casa de Papel s’enchaîne avec une fluidité étonnante. En dehors des incohérences scénaristiques, cette série me rappelle l’effervescence que j’avais pu connaître il y a quelques années lors de la première saison de Prison Break. Il fallait absolument que je vois l’épisode suivant tout de suite et c’était une torture d’attendre chaque année une nouvelle saison. L’avantage de La Casa de Papel c’est de toujours nous réserver de bons rebondissements qui donnent toujours envie de poursuivre l’aventure. Il se passe tellement de choses dans chaque épisode et l’avantage de cette série c’est de mélanger le passé des personnages, leur entrainement tous ensemble et le braquage en temps réel avec tous les rebondissements que cela peut avoir là aussi. Plus inspiré par Inside Man de Spike Lee que Ocean’s Eleven de Steven Soderbergh, la série maintient un rythme de croisière qui permet au téléspectateur de rapidement accrocher. Il n’y a pas vraiment de temps morts, à part peut-être quelques moments un peu moins palpitants ici et là sur les errances de chacun des personnages dans leurs vies personnelles au sein de ce braquage. Car ils ne sont pas là pour jouer à un jeu de machines à sous.

Mais la confrontation que chacun peut avoir face à cet évènement et les réactions des assaillants, des otages ou même des forces de l’ordre, permet de réellement surprendre le téléspectateur. Notamment quand le Professeur est plus en danger que jamais et qu’il risque bien de faire l’une des plus grosses bêtises de sa vie à la fin de la saison avant de se rendre compte qu’il n’y avait pas grand chose à craindre. Mais le rythme tonitruant des scènes qui s’enchaîne rend le spectacle d’autant plus captivant et le téléspectateur peut avoir avoir la goutte au visage pour chacun des personnages et imaginer que leurs vies sont en danger à tout instant. Grâce là aussi à un solide casting espagnole avec en tête Ursula Corbero (vue dans Physique ou Chimie) sous les traits de Tokyo, ou encore Pedro Alonso (Gran Hotel) sous les traits de l’un des personnages les plus forts de cette première saison : Berlin. Le côté imprévisible de ce dernier et le fait qu’il n’a rien à perdre rend forcément ses gestes imprévisibles et d’autant plus passionnant. Grâce à la mise en scène nerveuse, la série sait là aussi captiver l’attention d’un spectateur qui dans le cas contraire aurait surement lâché l’aventure en cours de route.

La narration en voix off au sein même du récit permet là aussi de créer un côté immersif sans jamais pour autant être de trop. Au contraire, cela apporte un plus et nous permet rapidement de comprendre un peu plus le plan de chacun. Chaque épisode a son lot d’erreurs, aussi bien du côté des braqueurs que de la police (et plus souvent des braqueurs) permettent de créer des angoisses et surtout de donner au téléspectateur pas mal de bonnes surprises ici et là. Au fil des épisodes, il est difficile de choisir un angle moral à cette histoire, être du côté des braqueurs ou bien de la police ? Telle est la question. Après tout, ce qu’ils font n’est pas si vilain que ça puisqu’ils ne volent pas, ils fabriquent de l’argent qui n’existe pas. Les flash-backs sont quant à eux très importants pour connaître l’histoire un peu plus en profondeur et surtout comment le Professeur a entraîné tout le monde. Notamment afin de faire face à toutes les situations possibles et imaginables. Il a pensé à tout ou presque car le genre humain est plein de défaut ce qui créé des rebondissements parfois un peu superficiels mais qui ne gâchent en rien le plaisir. Au fond, La Casa de Papel est surtout là pour être un bon divertissement où s’enchaîne pas mal de choses et où l’on ne laisse pas de répit au téléspectateur. Je suis déjà en train de me demander quand est-ce que la saison 2 de la série va débarquer sur Netflix car le cliffangher de fin est assez étonnant mais terriblement efficace.

Note : 7/10. En bref, une série redoutable d’efficacité.

Retour à l'accueil

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

À propos

delromainzika

Retrouvez sur mon blog des critiques de cinéma et de séries télé du monde entier tous les jours
Voir le profil de delromainzika sur le portail Overblog

Commenter cet article

Masque Dali 25/07/2018 16:55

La Série du Siècle!!!

moi59 10/04/2018 11:27

le professeur sans l aide du scenariste il est en taule . plan foireux personnages insupportables et bras cassés

sans parler des feux de l amour pendant un braquage

un accident qui tombe bien une boite vocale pleine une vieille qui a alzheimer lollllllllllll

la saison 2 est pire la scene de la moto j en rigole encore