Critique Ciné : 50 nuances plus claires (2018)

Critique Ciné : 50 nuances plus claires (2018)

50 nuances plus claires // De James Foley. Avec Dakota Johnson et Jamie Dornan.


Alors qu’un quatrième volet des aventures de Mr & Mrs Grey est en cours d’écriture et devrait rapidement sortir, nous avons eu droit au cinéma à la sortie du troisième volet de cette saga romantico-kinky. Je savais que ce nouveau film ne serait pas à la hauteur, surtout quand après avoir lu le livre, j’ai eu l’impression de survivre à un long périple. C’est James Foley, déjà réalisateur du précédent, qui a eu la lourde tache de faire des plans de carte postales quand que le début du film enchaine les scènes de Monaco à Paris jusqu’au mariage de Christian et Ana. Je sais bien que ce n’est pas facile de faire un film érotique au cinéma mais 50 nuances plus claires reste toujours trop soft et nian-nian, comme le livre de E.L. James. A croire que cette dernière n’a pas du tout compris ce que c’est réellement le BDSM. On sent alors qu’elle continue de vivre au travers de ses fantasmes pour un résultat que j’ai du mal à comprendre. Le film enchaine alors les invraisemblances comme le roman avec des intrigues complètement tirées par les cheveux : notamment l’histoire de Hyde, notre pseudo vilain, qui n’a aucun intérêt narratif et ne fait que casser bien souvent le reste.

Pensant avoir laissé derrière eux les ombres du passé, les jeunes mariés Christian et Ana profitent pleinement de leur relation tortueuse et partagent une vie de luxe. Mais alors qu’Anastasia commence tout juste à s’adapter à son nouveau rôle de Madame Grey et que Christian s’ouvre finalement à elle, de nouvelles menaces viennent mettre en péril leur vie commune avant même qu’elle n’ait débutée.

Et puis nous avons pas mal de personnages qui débarquent ici et là pour mettre le souk dans la vie d’Ana et Christian comme Gia Matteo (incarnée par Arielle Kebbel) et d’autres histoires peinent à devenir passionnantes (Kate et Elliot par exemple, toujours au second plan). Si l’on peut continuer d’être séduits par le jeu de Dakota Johnson et Jamie Dornan, ou encore la bande originale toujours très sympathique de ces films, le résultat est avant tout une narration bas de plancher et des idées qui ne fonctionnent pas du tout. Je ne comprends pas trop pourquoi cela ne fonctionne pas alors que l’idée de départ est bonne mais le film ne prend jamais le temps de s’attarder sur les bons éléments et préfère alors nous balader dans tous les sens sans grand intérêt. Du coup, 50 nuances plus claires c’est le roman de gare adapté au cinéma, au scénario digne d’un feuilleton de série B et aux rebondissements légèrement ridicules. D’ailleurs, ce que je ne comprends pas trop c’est comment E.L. James a pu écrire un truc pareil et se dire écrivaine. Mais reste aussi dans le scénario des passages que je ne comprends pas : pourquoi appeler 50 nuances plus claires « plus claires » alors qu’il n’y a rien de vraiment clair là dedans. Sans parler des dialogues, d’une platitude assourdissante.

Note : 3/10. En bref, ce n’est pas encore maintenant que je vais aimer 50 nuances…

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