Critique Ciné : Mute (2018)

Critique Ciné : Mute (2018)

Mute // De Duncan Jones. Avec Alexander Skarsgard, Paul Rudd et Justin Theroux.


Netflix continue de développer des films et certains derniers temps cela semble être la SF qui est à l’honneur. Visuellement, Mute rappelle alors Altered Carbon, la dernière série originale que Netflix a dévoilé. Netflix fait alors confiance à Duncan Jones (Source Code, Warcraft : le commencement) pour nous proposer une aventure originale de SF cyberpunk qui, si l’on a suivi les dernières créations de Netflix fait écho à pas mal de choses de Altered Carbon. Notamment le genre, la SF cyberpunk que Netflix semble vouloir remettre au goût du jour. Le meilleur aspect de cette série est bien évidemment son visuel qui est léché avec des décors qui laissent imaginer que Netflix a réellement donné du budget pour que le film soit beau. Cette vision du futur est très Blade Runner-esque (comme Altered Carbon à laquelle je ne peux m’empêcher de comparer Mute) et de voir ce genre de visuel dans un nouveau film est une très bonne chose. Si les avancées technologiques du film sont intéressantes, elles ne sont pas au coeur de l’histoire qui se concentre plus sur la vie de son héros, Leo, que sur le reste. Et dans un sens, ce n’est pas plus mal car Mute est à la recherche d’émotions ce que le film réussi de façon moyenne. Disons que l’intrigue n’est pas toujours palpitante pour s’étirer sur deux heures.

Dans un proche avenir, Leo est barman dans un Berlin en pleine ébullition. A cause d’un accident survenu dans son enfance, Leo perd l’usage de la parole et ne vit plus que pour sa séduisante petite-amie Naadirah. Quand elle disparaît sans laisser de trace, Leo se met à sa recherche et se retrouve dans les bas-fonds de la ville. Deux espiègles chirurgiens américains constituent les seuls indices qui le poussent à affronter ce milieu infernal afin de retrouver son amour.

Il n’y a pas grand chose à savoir sur le héros, de même que sur les deux acolytes de Leo (incarnés par Paul Rudd et Justin Theroux) alors que Mute ne nous fait pas rencontrer énormément de personnages non plus. En se recentrant sur peu de personnages, créant ainsi un sentiment légèrement claustrophobe, Mute parvient à captiver l’attention du spectateur. Cependant, il manque un peu de caractère dans le tout pour que le film devient aussi palpitant qu’il n’aurait probablement pu l’être. Surtout que ce monde de gangster (un truc très fidèle au genre) qui ressemble à bien d’autres oeuvres du genre sans chercher à créer des climax étonnants et une chute surprenante en guise de twist final. Alexander Skarsgard reste cependant parfait dans son rôle de muet. L’acteur l’incarne avec tout ce qui fait son talent aussi, dans sa posture et ses expressions (qui sont ici plus importantes puisqu’il ne peut pas parler). Par contre, un camés de Sam Rockwell semble faire un lien avec Moon, l’un des précédents films de Duncan Jones que Mute ne parvient pas vraiment à égaler. Et si les deux films étaient donc situés dans le même univers, pourquoi pas. Ainsi, Mute n’est pas la bonne surprise que j’attendais mais un voyage sympathique malgré tout, ne serait ce que pour voir Robert Sheehan (Misfits) en drag.

Note : 5/10. En bref, on aurait pu en attendre plus d’un tel film, mais le projet a beau être ambitieux visuellement, il l’est beaucoup moins d’un point de vue scénaristique.

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